Mort numérique : votre guide complet (et comment la gérer)

Mort numérique : votre guide complet (et comment la gérer)

Mort numérique : votre guide complet (et comment la gérer)

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Je pensais que t’étais mort mec !

C’est ce que Marvin, l’un de mes amis en ligne de longue date, m’a dit lorsque je me suis connecté à ma plate-forme de jeu préférée après une longue absence. Après avoir ri et échangé les dernières nouvelles, j’ai réfléchi une seconde – et si j’étais vraiment mort ?

J’ai alors réalisé que je ne m’étais pas absolument pas préparé à ma mort numérique. Je serais parti pour toujours, et personne ne serait en mesure de fermer mes profils de réseaux sociaux ou d’autres empreintes numériques, car je n’avais pas pris les mesures nécessaires.

Pire encore, mes amis en ligne ne sauraient même pas ce qui m’est arrivé. Ils penseraient probablement que j’ai cessé mes activités numériques pour de bon et que j’ai oublié tout le monde. Cette prise de conscience m’a mis mal à l’aise – pas pour moi, mais pour ceux qui auraient à reprendre les choses là où je les avais laissées.

En effet, ce n’est pas facile d’être confronté à ce type de situation. L’un de vos amis s’est-il déjà évaporé sur les réseaux sociaux ? Sans aucun message d’adieu, aucune activité sur son mur et aucune réponse à vos messages ?

Il ne vous reste plus qu’à vous demander ce qui s’est passé. A-t-il simplement changé de vie, ou s’agit-il de quelque chose de plus grave ?

Peut-être que tout cela vous amène à vous demander si vous pouvez faire quelque chose pour éviter ce genre de situation lorsque votre heure sera arrivée. Et la réponse est oui.

Si vous vous êtes fait de nombreux amis sur Internet, ou que vous souhaitez éviter que vos précieux actifs numériques ne soient perdus à jamais après votre décès, ce guide vous est destiné. Personne n’aime évoquer la mort. Toutefois, le fait d’en parler et de se préparer en conséquence peut aider vos proches d’une manière dont vous n’aviez peut-être pas conscience.

Commençons.

Sommaire

Nous voyons des gens qui sont morts – et ça pose problème

La vie et la mort numérique – Vos actifs numériques après votre mort

Qu’advient-il de vos comptes de réseaux sociaux à votre mort ?

En quoi la planification de votre mort numérique est-elle difficile ?

Prévoir votre vie numérique après la mort

Préparer sa mort numérique

Derniers mots

Nous voyons des gens qui sont morts – et ça pose problème

Bien que le concept de mort numérique soit relativement récent, sa sinistre présence se fait déjà sentir en ligne.

Elle est particulièrement courante sur les plateformes de réseaux sociaux, et même si les utilisateurs de réseaux sociaux vivants n’aiment pas y penser, les profils fantômes de leurs amis décédés risquent de dépasser le nombre de comptes actifs d’ici quelques décennies.

À lui seul, Facebook comptait 30 millions d’utilisateurs décédés en 2012. Ce nombre devrait augmenter de plus en plus rapidement dans les années à venir.

En tenant compte des centaines de milliers d’utilisateurs des autres plates-formes de réseaux sociaux, la réalité des « cimetières de réseaux sociaux » ne semble plus aussi saugrenue.

Pourtant, peu d’internautes se préparent à la mort numérique. Selon un sondage mené par la Digital Legacy Associationplus de 80% des participants n’auraient rien prévu pour leurs profils de réseaux sociaux ou comptes numériques en cas de décès.

La mort numérique est un sujet qui gagne en importance chaque année, mais les personnes qui ont recours aux paramètres de contact légataire et de commémoration pour leurs profils restent une minorité. D’ailleurs, rares sont les internautes qui se soucient de consigner leurs souhaits en matière de patrimoine numérique. À la question : « Avez-vous rédigé un testament réseaux sociaux », près de 96% des participants ont répondu par la négative.

Il est de plus en plus courant de recevoir un rappel de la date de l’anniversaire d’un ami décédé sur Facebook ou Google Calendar, ou une notification LinkedIn pour fêter l’anniversaire de travail d’une personne qui n’est plus en vie.

Parfois, vous ne savez même pas qu’une personne est décédée, ce qui peut conduire à des situations délicates vis-à-vis des amis ou parents en deuil. Toutefois, le problème va bien plus loin que les réseaux sociaux.

Qu’en est-il des actifs numériques ?

Les actifs et biens numériques peuvent avoir une valeur à la fois sentimentale et monétaire. Toutefois, la grande majorité des gens n’y pensent pas. En effet, seuls 2,3% des participants au sondage ont déclaré avoir fait le nécessaire pour leurs biens numériques après leur décès.

Si vous n’avez pas organisé votre mort numérique à l’avance, votre famille et vos amis risquent d’avoir beaucoup de mal à mettre de l’ordre dans tous vos comptes numériques.

L’accès à vos ordinateurs, disques durs, téléphones et autre peut être impossible sans mots de passe ou clés de cryptage.

En outre, comment une personne peut-elle savoir qu’elle est autorisée à accéder à vos actifs numériques sans votre accord explicite, même en étant certaine que vous souhaiteriez dire adieu à vos amis, proches et d’autres personnes qui ont compté pour vous ?

La mort numérique : parlons-en

La mort numérique n’est pas un sujet « tabou ». Dans l’ensemble, peu de gens s’opposent à ce que les comptes de réseaux sociaux informent du décès d’une personne et se convertissent en lieu de commémoration.

En outre, bon nombre de personnes trouvent également un certain réconfort en consultant les profils d’amis et de proches décédés, que ce soit pour faire leur deuil, se souvenir de quelqu’un ou encore lui rendre hommage.

Le plus compliqué est d’être informé et conscient du fait qu’il faut se préparer avant qu’il ne soit trop tard. Dans le cas contraire, vous risquez de n’avoir aucune influence sur le devenir de votre identité et de vos actifs numériques.

Ce guide vous fournit des informations utiles sur le patrimoine et les actifs numériques, ainsi que des conseils et instructions sur la manière de gérer votre « vie après la mort numérique » tout en aidant vos êtres chers.

Nous allons commencer par les aspects les plus courants de votre identité numérique, et le travail que vous pouvez effectuer en amont.

La vie et la mort numérique – Vos actifs numériques après votre mort

Le premier pas vers la préparation de votre mort numérique ?

Commencer par les bases.

Si vous passez beaucoup de temps en ligne, vous disposez probablement d’un vaste éventail d’actifs numériques, et il est fort probable que vous en ayez oublié certains. Vos comptes bancaires en ligne, vos réseaux sociaux, votre stockage sur le cloud, votre crypto-monnaie, le contenu numérique acheté et vos comptes de messagerie ne sont que quelques exemples.

À votre mort, vous quittez le monde réel. Toutefois, ce n’est pas le cas dans le monde virtuel. La plupart de ces « miroirs numériques » resteront actifs comme si rien ne s’était passé.

Afin que vos profils soient mis à jour (ou désactivés), vous devez déterminer le niveau de contrôle que vous avez et la façon dont chaque plate-forme gère vos comptes en cas de décès.

Autant vous dire que c’est plus facile à dire qu’à faire. Le principal problème est qu’il n’y a pas de politique universelle. En effet, chaque plate-forme en ligne a sa propre manière de gérer le décès d’un titulaire de compte.

En outre, étant donné qu’il s’agit d’un sujet plutôt sinistre, les procédures sont rarement faciles à trouver et il faut se plonger dans les conditions de service pour obtenir des réponses. Vos amis et proches devront peut-être même contacter l’assistance après votre décès pour fournir une preuve et/ou demander la désactivation de votre compte.

Et ce n’est pas tout. Dans la plupart des cas, le titulaire du compte ne possède rien. Les conditions d’utilisation et contrats d’abonnement vous indiqueront, dans un langage prêtant volontairement à confusion, que le réseau social ou service de streaming détient l’intégralité de votre contenu.

Même si c’est vous qui avez rédigé un message, chargé votre photo ou acheté vos chansons, ils ne vous appartiennent pas forcément. Les internautes qui sautent de joie à cette idée sont rares. Et ceux qui le savent sont encore plus rares, mais c’est comme ça. Après tout, vous avez accepté ces conditions.

À présent, imaginez que vous avez des comptes sur Google, Facebook et Twitter. Il s’agit de trois des plates-formes sociales en ligne les plus populaires, et chacune d’elles a sa propre approche.

Qu’advient-il de vos comptes de réseaux sociaux à votre mort ?

Google

Google fait partie des plates-formes en ligne les mieux préparées en matière d’inactivité des comptes, que ce soit par choix ou en raison de circonstances tragiques.

Sa page Gestionnaire de compte inactif vous permet de choisir ce qu’il adviendra de votre compte, et qui peut y avoir accès en cas d’inactivité.

Vous devrez tout d’abord définir la durée de la période d’inactivité avant que Google ne vous considère comme un utilisateur inactif.

Ensuite, vous pourrez choisir jusqu’à 10 exécuteurs de votre compte, soit les personnes informées en cas d’inactivité. Vous pouvez préparer un e-mail à l’avance avec vos adieux et leur indiquer ce que vous souhaitez qu’elles fassent avec votre compte.

Vous pouvez également sélectionner ce que vous souhaitez partager avec les exécuteurs. N’importe lequel d’entre eux peut avoir un accès total, limité ou nul à votre compte Google, de vos e-mails et chats à d’autres services Google. La décision vous appartient.

Si vous préférez que votre compte soit supprimé une fois détecté comme inactif, c’est également possible.

Facebook

À votre mort, votre compte Facebook peut être supprimé définitivement ou utilisé comme lieu de commémoration.

Un profil Facebook de commémoration conserve l’intégralité de son contenu (photos, publications, etc.) mais n’apparaît pas dans des endroits tels que des suggestions d’amis ou publicités. En outre, les notifications d’anniversaire sont désactivées et le mot « En souvenir de » sera apposé au nom de la personne.

Si vous avez désigné un contact légataire pour votre compte, cette personne peut rédiger une publication qui restera épinglée sur votre profil en permanence. D’autres modifications peuvent être apportées, y compris la mise à jour des photos de profil et – selon vos paramètres de confidentialité – le partage de souvenirs sur votre mur.

Contrairement à Google, votre contact légataire n’aura jamais accès à votre compte, car Facebook interdit le partage de compte.

Un compte Facebook est « commémoré » après une demande valide d’un parent vérifié de la personne décédée. Il peut également être supprimé.

Par ailleurs, les pages Facebook dont le seul propriétaire est décédé seront également supprimées après avoir contacté l’assistance.

Twitter ne vous donne pas la possibilité d’organiser votre profil après votre décès. La plate-forme ne propose pas non plus de comptes de commémoration. Toutefois, vos proches peuvent quand même s’occuper de votre compte.

Si la plate-forme est informée du décès d’un utilisateur de Twitter, elle permet à « une personne autorisée à agir dans le cadre de la succession, ou avec une personne ayant prouvé qu’elle était membre de la famille proche », de demander la désactivation du compte en question.

De nombreuses preuves sont nécessaires : une copie d’identité, des informations sur la personne décédée et un certificat de décès. Bien que cela puisse être difficile sur le plan émotionnel, c’est tout à fait normal dans une telle situation, et nécessaire pour éviter les abus.

Twitter peut également désactiver un compte en cas d’incapacité du propriétaire. Le cas échéant, une copie de l’identité du titulaire du compte et une procuration valide sont également nécessaires. Twitter affirme que toutes les informations requises sont confidentielles et seront supprimées après avoir été examinées.

Autres plates-formes

Comme vous pouvez le constater, les géants des réseaux sociaux traitent les comptes des personnes décédées de manière complètement différente. Voici comment d’autres plates-formes majeures gèrent ce type de situation :

  • Instagram appartient peut-être à Facebook, mais votre contact légataire n’a aucun pouvoir sur l’appli de partage de photos. Cela dit, les comptes Instagram peuvent être « commémorés » en contactant l’assistance technique. Vous devrez fournir une preuve de décès, des certificats de naissance et de décès, ainsi que la preuve que vous êtes le représentant légal de la personne décédée. Le compte peut également être supprimé.
  • LinkedIn propose un simple formulaire de contact pour demander la suppression du profil d’un membre décédé.
    À l’avenir, la plate-forme pourrait proposer une fonctionnalité de « contact légataire » similaire à Facebook, ainsi que la commémoration de compte.
    Gardez à l’esprit que vous devrez fournir des informations relatives à la personne décédée dans le formulaire, par exemple son nom, son profil et le lien qui vous unit.
  • iTunes ne dit pas grand-chose sur la gestion des comptes des membres décédés. Toutefois, la plate-forme indique que la licence ne peut pas être transférée. En d’autres termes, les « biens » iTunes sont simplement « loués » par les utilisateurs et ne peuvent pas être transmis à des proches.
    Le partage de compte est une violation des conditions de service d’iTunes. Par conséquent, la bibliothèque musicale d’un défunt, quelle que soit sa valeur monétaire ou sentimentale, est perdue après sa mort.
  • Les comptes PayPal des utilisateurs décédés peuvent être clôturés par des proches et personnes autorisées en contactant l’assistance. Les exécuteurs doivent fournir une copie de leur pièce d’identité avec photo et du testament (ou toute autre documentation légale) contenant des informations sur le défunt.
    Une preuve du décès du titulaire du compte initial (certificat de décès) est également requise. Si tout est approuvé, le compte en question sera fermé et les fonds transférés.
  • La procédure à suivre pour les portefeuilles de crypto-monnaie varie selon celui que vous utilisez. Toutefois, la plupart d’entre eux requièrent une sorte d’authentification privée. Il appartient au titulaire du compte de s’assurer qu’une autre personne peut y accéder avec les clés et mots de passe nécessaires après sa mort.
    Vous pouvez par exemple inclure ces informations dans votre testament. Vous pouvez également faire appel à un service externe, ou configurer votre portefeuille pour autoriser un accès partagé (comme l’option multisignature de Bitcoin, par exemple).
  • Les fichiers Dropbox des utilisateurs décédés sont accessibles via le dossier Dropbox dédié de leur ordinateur. Si vous n’y avez pas accès, vous devrez contacter Dropbox pour obtenir une assistance directe.
    Préparez-vous à fournir la preuve que la personne en question est décédée et que vous êtes légalement autorisé à accéder à ses fichiers, ainsi que d’autres informations générales (noms, adresses, votre identité et les ordonnances judiciaires, le cas échéant).
  • Steam traite chaque demande associée au décès d’un utilisateur de manière différente, et encourage vivement les proches de l’utilisateur en question à contacter l’assistance pour résoudre le problème.
    Toutefois, même si vous avez accès au compte de votre être cher, les noms de compte utilisés pour la connexion sont rarement modifiés.
    Afin d’éviter d’avoir à saisir les informations de connexion, vous pouvez utiliser la fonctionnalité « Partage familial » pour configurer l’accès à la bibliothèque de jeux de la personne décédée à partir d’autres comptes.
  • Snapchat et Tumblr supprimeront le compte d’un utilisateur décédé, à condition que la demande provienne d’un membre de la famille vérifié. Un certificat de décès peut être demandé.
  • Microsoft, Yahoo, AOL et de nombreuses autres entreprises ont des mesures plus traditionnelles. Le compte d’une personne décédée sur ces plates-formes peut être supprimé s’il est prouvé que la demande est valide.

En quoi la planification de votre mort numérique est-elle difficile ?

À ce stade, vous pensez peut-être qu’il est très difficile d’être correctement informé des politiques des différentes plates-formes en matière de décès des membres.

Et vous avez raison.

Outre le processus émotionnellement difficile de planification de votre décès, cette tâche prend du temps car chaque étape est différente.

Toutefois, posez-vous la question suivante : serait-ce si difficile si vous n’aviez qu’un seul compte de réseau social ? Et la planification de votre mort numérique serait-elle si compliquée avec des informations actualisées et une liste organisée de vos actifs numériques ?

Certes, se renseigner sur des politiques extrêmement différentes demande beaucoup de travail. Toutefois, deux autres facteurs compliquent encore plus l’organisation de vos biens numériques :

  • La législation sur la mort numérique en est encore à ses débuts.
    Il y a seulement trois décennies, la planification de la mort numérique n’existait pas. Cependant, la technologie évolue rapidement et la législation a souvent du mal à suivre le rythme.
    Prenons l’exemple des États-Unis, où plus de 30 États n’ont encore présenté aucune loi sur la planification des biens ou actifs numériques. Les autres pays sont dans la même situation. L’absence de lois établies signifie que les entreprises sont libres de fonctionner selon leurs propres règles.
    Malgré les progrès considérables accomplis au cours de la dernière décennie, la mort numérique est encore un sujet relativement inconnu, en grande partie à cause de l’absence générale de législation.
  • Vous possédez une pléiade d’actifs numériques, et c’est normal.
    De nos jours, il est habituel de posséder et d’utiliser régulièrement au moins trois dispositifs : un ordinateur, une tablette et un smartphone.
    En outre, il est fort probable que chaque périphérique stocke une grande partie de vos expériences dans la vie « réelle ». Qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de documents, de jeux ou de tous types de comptes, ces fragments de votre vie sont précieusement conservés sur votre disque dur ou en ligne. Et qui dit biens numériques, dit mots de passe. Combien de mots de passe avez-vous notés, ou oubliés ?
    Sans organisation, il est facile de se laisser submerger par les efforts considérables que vous devrez déployer une fois que vous aurez décidé de vous préparer.
    Et ce sentiment est justifié, car il s’agit d’une tâche colossale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux internautes abandonnent avant même de commencer.

Bien que la planification de votre mort numérique puisse être pénible et fastidieuse, vous êtes le seul à pouvoir vous en occuper et vous vous rendrez service, ainsi qu’à vos proches. Vous pouvez bien sûr vous faire aider, mais personne d’autre ne peut réellement le faire à votre place.

Ne baissez pas les bras ! Même si n’est pas toujours facile, il est tout à fait possible de mettre de l’ordre dans vos biens numériques et de préserver votre mémoire avec un plan solide et le bon état d’esprit.

Prenez une profonde inspiration et concentrez-vous : vous assumez la responsabilité de votre vie numérique après la mort, et vous savez que c’est une bonne chose.

Prévoir votre vie numérique après la mort

Chaque plan qui se respecte a un objectif clair. La préparation de votre mort numérique comporte quatre aspects principaux :

1. Gérer votre patrimoine numérique maintenant pour que ce soit plus simple plus tard.

Mettre de l’ordre dans vos actifs numériques et veiller à ce que les amis ou proches choisis aient les moyens d’accéder à ce que vous considérez comme important pour eux constituent le principal facteur de motivation pour la planification de votre mort numérique.

Si vous possédez de nombreux biens en ligne à la valeur monétaire ou sentimentale élevée, vous souhaitez probablement qu’ils soient accessibles aux personnes qui comptent le plus pour vous.

Une liste organisée et à jour de votre patrimoine numérique vous permettra de préserver votre « vous » numérique. Il sera également plus facile pour vos êtres chers de conserver un souvenir immortel de vous.

2. Prendre le contrôle du destin de vos biens numériques à votre mort.

Dans de nombreux cas, le patrimoine numérique d’une personne devient inaccessible après son décès.

Certes, la décision de conserver ses biens numériques de valeur sous clé est parfois délibérée. Toutefois, il s’agit généralement du malencontreux résultat d’un manque de préparation, affectant toutes les personnes impliquées.

Si vous souhaitez éviter que votre empreinte numérique ne soit perdue à jamais, vous devez en prendre le contrôle pendant qu’il est encore temps. La décision du destin de vos biens numériques vous appartient, et, en faisant un petit effort, vous aurez l’esprit tranquille en sachant que vous avez laissé des instructions claires sur la gestion de vos biens en ligne à votre mort.

3. Aider vos proches.

La perte d’un proche est toujours une expérience traumatisante et douloureuse. Et c’est encore plus pénible si elle s’accompagne d’une pléiade de dispositifs et données en ligne à trier sans instructions claires.

Essayer de comprendre comment accéder à vos comptes et à vos médias peut être un lourd fardeau pour votre famille, en particulier pendant un processus de deuil intense. Par conséquent, la planification de votre vie numérique vous concerne vous, mais également vos proches.

En organisant les aspects numériques de votre vie et en fournissant des instructions à vos proches, vous leur épargnerez beaucoup de peine en cette période déjà difficile.

4. Aider vos collaborateurs.

Si votre travail est en étroite relation avec le monde numérique, la responsabilité de vous préparer au pire vous revient. Vous devez vous assurer que vos collaborateurs peuvent accéder facilement aux documents que vous jugez importants pour l’entreprise.

Entre la législation peu fournie sur la mort numérique et le paysage juridique en constante évolution, vous aurez probablement besoin d’une assistance professionnelle.

Le recours à un spécialiste dans ce domaine, ainsi qu’une préparation adéquate à la mort numérique dans un cadre professionnel, seront utiles à la fois pour vous et vos collaborateurs.

Préparer sa mort numérique

Chacun des quatre objectifs mentionnés ci-dessus est crucial pour un plan complet et réfléchi. Selon votre situation, l’un aura peut-être la priorité sur les autres.

Ces aspects essentiels de la planification de la mort numérique visent à vous fournir une meilleure idée des choses à traiter et de la façon de les présenter de manière simple et compréhensible. Voici les étapes à suivre afin de préparer votre mort numérique.

1. Identifier et organiser vos actifs numériques

La première étape des préparatifs de votre vie numérique après la mort est également la plus importante et la plus fastidieuse.

Si vous êtes déjà organisé, cela ne devrait pas être trop difficile. Toutefois, si vos actifs numériques sont dispersés, leur identification et leur recueil peuvent représenter une tâche colossale. Mais pas de panique, car les choses vont bientôt changer !

Faire un inventaire

Cela inclut vos comptes bancaires en ligne, mots de passe, réseaux sociaux, dispositifs numériques, documents et tout ce que vous considérez comme important. Inutile de vous souciez des détails pour l’instant : il s’agit simplement d’avoir un aperçu de vos actifs numériques les plus précieux.

Il est judicieux d’avoir recours à la bonne vieille méthode, à savoir un stylo et une feuille de papier. En effet, à moins d’être absolument certain que votre dispositif est protégé, mieux vaut ne courir aucun risque. Nous y reviendrons ci-dessous dans le paragraphe consacré à la sécurité.

Vous ne souhaitez pas conserver toutes vos informations au même endroit ? N’hésitez pas à faire des listes séparées pour chaque type d’actifs : professionnels, médias ou encore réseaux sociaux.

Gardez à l’esprit que la liste risque d’être longue si vous posséder de nombreux actifs numériques, qu’il s’agisse d’un inventaire global ou divisé en plusieurs catégories. D’ailleurs, un inventaire organisé par catégories peut être très utile par la suite, lorsque vous déterminerez les personnes qui auront accès aux différentes catégories de données.

S’informer

Une fois que vous aurez une idée globale des choses à préparer, il est temps de vous familiariser avec les politiques en matière de patrimoine numérique des plates-formes de réseaux sociaux pertinentes.

Nous avons précédemment évoqué la manière dont les réseaux sociaux les plus populaires traitent les comptes d’utilisateurs décédés. À ce stade, nous vous encourageons à creuser un peu plus pour voir ce que vous pouvez faire vous-même, au lieu de vous contenter de désigner des contacts légataires ou exécuteurs de compte.

Par exemple, saviez-vous que vous pouvez télécharger gratuitement une copie de vos données Facebook ? Il vous suffit de vous rendre dans les paramètres et de cliquer sur la boîte d’information en haut de la page :

Vous pourrez ainsi facilement transmettre des photos, des vidéos et d’autres souvenirs aux personnes qui comptent pour vous.

Vous pouvez également télécharger une archive de vos publications Twitter et effectuer une sauvegarde de votre compte Instagram via un logiciel tiers comme Instaport.

Fournir des informations détaillées

À présent, retournez à votre inventaire. Établissez une liste de noms d’utilisateur et de mots de passe pour les comptes que vous avez inclus.

Si vous ne parvenez pas à vous souvenir de toutes les informations de vos comptes, tirez parti de la fonctionnalité de récupération de mot de passe sur les sites en question.

Et si vous avez tout oublié, même votre adresse e-mail de récupération ou vos questions/réponses secrètes, évaluez l’importance de ce compte pour vous. Ensuite, contactez l’assistance pour récupérer les informations nécessaires.

Rappel : Il vous sera probablement demandé de prouver que vous êtes bien le titulaire du compte.

Officialiser les choses

Dernière chose, mais non des moindres : rédigez un testament et établissez une procuration si nécessaire. Cela vous permettra de traduire vos souhaits par écrit et de fournir des instructions claires sur la manière dont vous souhaitez que votre identité en ligne soit gérée.

Les testaments de réseaux sociaux sont en train de gagner du terrain en tant que document juridique valable. Ils remplissent exactement la même fonction qu’un testament traditionnel, mais pour votre présence en ligne.

Une fois que vous aurez pris connaissance des politiques en matière de patrimoine numérique des plates-formes de réseaux sociaux que vous utilisez, vous pourrez facilement rédiger un testament de réseaux sociaux. De nombreux modèles gratuits sont disponibles en ligne, et la rédaction ne vous prendra que quelques minutes.

DeadSocial met à votre disposition un modèle simple et gratuit pour les réseaux sociaux. Si vous recherchez un testament plus traditionnel, DoYourOwnWill propose un excellent modèle. Il ne vous faudra pas plus de 20 minutes après avoir complété un court questionnaire.

IMPORTANT : N’oubliez pas de signer votre testament ! Selon les exigences légales de votre pays, vous aurez peut-être également besoin d’une signature supplémentaire de témoins. En règle générale, nous vous conseillons vivement d’imprimer votre testament si vous l’avez rédigé en ligne, de le signer et de le conserver dans un endroit sûr.

Si vous n’êtes pas un expert en matière de testaments, de réseaux sociaux et de gestion de patrimoine numérique, il peut être judicieux de faire appel à un conseiller juridique pour éclaircir votre situation.

2. Sécuriser et autoriser

Une fois que vous en aurez terminé avec le gros du travail de préparation, vous devrez vous poser quatre questions cruciales :

  • Qui recevra vos actifs numériques ?
  • Comment y auront-ils accès ?
  • À quoi ressembleront vos instructions ?
  • Où conserverez-vous ces instructions ?

En d’autres termes, il vous faudra choisir des proches et/ou amis en qui vous avez confiance pour gérer vos différentes données, y compris votre contact légataire Facebook, les exécuteurs de votre compte Google et autres. Vous devrez ensuite leur fournir les instructions ou données nécessaires.

Vous souhaiterez peut-être également leur donner un accès direct. C’est encore plus complexe, car vous devrez gérer des dizaines de mots de passe, et parfois même le cryptage et l’authentification à deux facteurs.

Toutefois, l’accessibilité n’est qu’une partie du problème, l’autre étant la sécurité. À moins d’avoir tout noté, vous devrez copier/coller de nombreuses données confidentielles. Si votre ordinateur est infecté par un virus « keylogging » (enregistreur de frappe) ou un malware similaire, tous les noms et mots de passe que vous manipulerez seront susceptibles d’être facilement dérobés.

Alors, comment vous assurez-vous de pouvoir terminer ce processus en toute sécurité ? Voici les étapes les plus importantes :

S’assurer que votre PC n’est pas infecté.

Exécutez des analyses antivirus, des vérifications anti-malware et, si besoin, faites appel à un expert. Si vous n’êtes pas certain que votre ordinateur soit sécurisé, évitez d’établir une liste complète de vos informations d’identification importantes.

Utiliser un gestionnaire de mots de passe.

Si vous n’avez jamais entendu parler d’un gestionnaire de mot de passe, c’est le bon moment pour envisager d’un utiliser un. En effet, cet outil mémorise tous vos mots de passe à votre place, avec une sécurité renforcée en prime. Et cerise sur le gâteau, la plupart sont gratuits.

Les gestionnaires de mots de passe s’accompagnent d’une pléiade de fonctionnalités. Non seulement ils conservent tous vos mots de passe au même endroit, mais ils garantissent également un accès facile et des niveaux de sécurité plus élevés. Il vous suffit de vous souvenir de votre mot de passe principal (ou mot de passe maître) pour accéder à la base de données.

Les extras intéressants comprennent la synchronisation pour tous vos dispositifs et des mots de passe uniques pour le cryptage, ainsi que des sauvegardes locales, une protection anti-phishing et même une authentification à deux facteurs.

Si un stockage plus efficace et plus sûr de vos mots de passe vous intéresse mais que vous ne savez pas quel logiciel utiliser, nous vous invitons à jeter un œil aux meilleurs gestionnaires de mots de passe du marché.

Penser aux mesures de sécurité avancées actuellement en place (le cas échéant).

Si vos comptes ou gestionnaires de mots de passe sont protégés par des clés de cryptage ou une authentification à deux facteurs, les mandataires que vous choisirez risquent d’être dans l’impossibilité d’y accéder sans instructions.

Pour éviter ce type de situation, recherchez les mesures de sécurité actuellement activées. Notez-les et expliquez clairement la marche à suivre pour y accéder.

En cas de cryptage, vous devrez fournir des clés d’accès. Les entreprises de services sur le cloud (et autres fournisseurs de stockage crypté) ne seront généralement pas en mesure d’aider vos amis ou proches si vous ne leur avez pas communiqué les clés d’accès, car vous êtes le seul à les connaître. Cela risque d’entraîner la perte définitive de vos données cryptées.

En ce qui concerne l’authentification à deux facteurs, envisagez d’utiliser des clés de sécurité USB au lieu des traditionnelles notifications par SMS. C’est une option relativement récente, mais qui s’avère déjà bien plus sécurisée que les textos.

Google et Twitter ont déjà ajouté la prise en charge des clés USB dans leur authentification à deux facteurs, et d’autres plates-formes suivront certainement.

Si vous utilisez des clés de cryptage ou authentificateurs USB, vos données confidentielles sont bien plus sécurisées. Toutefois, vous devez prendre vos responsabilités concernant leur stockage.

En effet, les mandataires choisis accèderont bien plus facilement à vos actifs numériques s’ils ont ces clés à portée de main à votre mort. Malheureusement, si elles sont trop bien cachées, l’accès à ces mesures de sécurité risque d’être impossible. Nous vous conseillons donc de garder cela à l’esprit.

Il va sans dire que vos clés de sécurité doivent être conservées dans un endroit sûr, de préférence avec tous les autres documents relatifs à votre mort numérique.

Envisager une aide professionnelle.

Si vous vous sentez dépassé par toutes ces informations ou que vous avez du mal à vous organiser, vous pouvez toujours faire appel à des experts, par exemple un avocat ou un service Web, voire les deux.

C’est une chose de consulter un avocat concernant la documentation et la stratégie à adopter, et c’en est une autre de lui transmettre des informations extrêmement confidentielles. Par conséquent, nous vous conseillons vivement de bien vous renseigner avant de faire appel à une aide externe !

En effet, les faux « avocats » ou services suspects profitant des personnes vulnérables qui n’ont pas conscience de leur sécurité numérique foisonnent. C’est une autre raison pour laquelle il est important de vous renseigner sur les droits de vos actifs numériques. Plus vous êtes préparé, moins vous risquerez de vous faire avoir.

3. Communiquer

Vous avez identifié vos biens numériques, dressé une liste et abordé toutes les questions importantes relatives à la sécurité et aux autorisations ? Il est maintenant temps de réfléchir aux instructions.

La communication est une partie cruciale de la préparation de votre mort numérique. À ce stade, vous êtes probablement très bien renseigné sur le sujet et vous en comprenez parfaitement les tenants et les aboutissants.

Toutefois, ne présumez pas qu’il en est de même pour les personnes que vous avez choisies comme légataires et exécuteurs. En effet, elles ne sont peut-être pas au même niveau que vous, en particulier si la technologie n’est pas l’un de leurs points forts.

Vous devrez donc créer un guide pour bien préparer vos amis et proches de confiance.

Ainsi, vous aiderez vos êtres chers lorsqu’ils en auront le plus besoin en leur indiquant clairement les étapes à suivre et en regroupant les informations importantes en un seul endroit. Cela leur évitera du stress supplémentaire et une logistique dont ils pourraient bien se passer. Vous leur rendez service en les aidant à préserver votre mémoire.

Le guide devra être facile à suivre, avec des explications simples. Pas besoin de langage technique complexe. Les étapes devront être claires, et les informations nécessaires facilement disponibles. Dans le cas contraire, vous devrez indiquer clairement où les trouver, ainsi que tous les détails supplémentaires requis pour un accès facile.

Si vous confiez les différents aspects de votre identité numérique à des personnes différentes, envisagez de créer des guides personnalisés.

Par exemple, si vous savez que votre conjoint se débrouille bien en informatique, vous pouvez lui fournir des explications un peu plus poussées. Cependant, dans tous les cas, essayez de présenter les informations de manière concise.

Juste au cas où, prévoyez plusieurs exemplaires du/des guide(s). Conservez-les tous au même endroit, de préférence avec d’autres documents relatifs à votre mort numérique.

Petit conseil : évitez de conserver ces documents chez vous. Même si vous avez un coffre-fort et que vous faites preuve de prudence, le risque de cambriolage n’est jamais exclu. Si possible, optez pour un coffre-fort dans une banque ou un service de stockage sécurisé sur le cloud.

4. Faire ses adieux numériques

Vous avez travaillé d’arrache-pied pour organiser vos actifs numériques, mettre à jour votre liste de mots de passe, rédiger votre testament et laisser des instructions à vos êtres chers.

Et nous vous en félicitons ! Vous êtes maintenant prêt pour votre mort numérique. Toutefois, il y a encore une petite chose que vous pouvez faire.

À mesure que le monde évolue vers le numérique, notre réseau d’amis et de connaissances se développe. Et comme dans le monde réel, ces relations peuvent prendre de l’importance. Le deuil numérique d’un être cher est tout aussi triste et douloureux, mais il procure également un certain réconfort aux vivants.

C’est pourquoi, au fil des ans, de nombreuses applis et services ont été créés pour vous permettre de pré-enregistrer un message d’adieu qui sera publié lorsque votre heure sera venue. Certains vous offrent même la possibilité d’envoyer des salutations et vœux pour les occasions spéciales.

Si vous souhaitez dire adieu aux personnes de votre entourage virtuel qui comptent pour vous, l’un de ces sites peut vous aider :

  • SafeBeyond vous permet de créer et programmer des futurs messages pour vos êtres chers et futurs descendants. Vous pouvez envoyer des messages vidéo, audio ou écrits pour des événements importants tels que des anniversaires, etc.
  • GoneNotGone est un autre site permettant d’envoyer des messages à vos amis et proches après votre mort. Vous pouvez également préparer des vœux d’anniversaire, réciter des comptines ou simplement faire part de vos pensées.
  • MiLegacy propose un site Web et une appli qui vous permettent de raconter votre histoire. La fonctionnalité « classeur » conserve les principales réalisations de votre vie. Une alternative sympa si vous souhaitez laisser autre chose que des messages ou vidéos.
  • AfterNote peut enregistrer vos dernières volontés, ce qui peut être utile pour gérer votre patrimoine numérique. Vous pouvez également laisser des messages à vos êtres chers, créer une chronologie de souvenirs mémorables et même associer des mandataires à votre compte afin que vos informations puissent être consultées après votre départ.

Bien sûr, la décision de faire vos « adieux numériques » vous revient. Une chose est sûre : ces messages sont parfois suffisamment puissants pour adoucir un peu le processus de deuil.

Derniers mots

Certes, personne n’aime y penser ou l’évoquer, mais la mort numérique est un sujet sérieux qui mérite plus d’attention. Plus important encore, nous nous devons, à nous-même et à nos proches, de nous préparer au pire, même si nous n’avons aucune intention de quitter ce monde de sitôt.

La planification de la mort numérique est-elle complexe ? Oui. S’agit-il d’un processus long et fastidieux ? Parfois. Cela mérite-t-il d’y investir du temps et des efforts ? Absolument.

Chez vpnMentor, nous espérons sincèrement que ce guide vous aidera à mieux saisir les aspects importants de la mort numérique et à faire vos premiers pas vers la prise en charge de votre « reflet numérique ». Nous vous félicitions pour ce choix responsable et vous souhaitons bonne chance !

Si ce guide vous a paru utile, n’hésitez pas à le partager pour aider d’autres personnes à se familiariser avec la mort numérique et savoir comment s’y préparer.

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What Is a Digital Will?

What Is a Digital Will?

rmal will or trust. You’ll need to check with each site or service provider to understand if your purchase is an ownership right that is transferable or simply a license to use the product.

Using Legacy Policies

Many popular websites have legacy policies in their Terms of Service Agreement to address what will become of your digital footprint after you die. Policies vary from allowing a named executor to close an account, to authoring your account be deleted after a period of inactivity. It’s a good idea to review a site’s legacy policy before drafting your digital will. The following are a few examples from popular businesses:

  • PayPal has a process to allow an estate’s executor to close a user’s account. Remaining funds will be liquidated by check made out to the estate.
  • Twitter allows family members to deactivate a deceased member’s account. Twitter does not provide log-in information to the executor.
  • Ebay’s user agreement doesn’t allow transfer of accounts to others. If you need to close an account due to death, you should contact their support team.
  • Google’s “Inactive Account Manager” allows you to decide how your account is handled if it’s inactive for a specified length of time. For example, if you have not logged into your email in one year, the account will be deleted. You can designate up to 10 people to handle your accounts as digital executors.
  • Facebook lets family members convert the deceased’s account to a “memorized” status. Upon receiving proof of death, sensitive personal information is deleted and the status of the account is changed.

Uniform Digital Assets Law

A growing number of states introduced legislation to address access issues to a deceased’s digital property. The personal representative of your estate has a legal duty to protect your assets. But they can be blocked by on-line provider polices about when or if they will grant access to legally appointed fiduciaries.

The Uniform Fiduciary Access to Digital Assets Act is a model law designed to work with a state’s existing laws on probate, guardianship, trusts, and powers of attorney. The law gives your estate’s representative power over your traditional assets, including digital ones. The act allows your representative to manage digital property like computer files, web domains, and virtual currency, but restricts their access to electronic communications such as email, text messages, and social media accounts unless the original user consented in a will, trust, power of attorney, or other record.

Still Have Questions About Your Will? Receive a Free Initial Review

Do you want your loved ones to have access to your digital property? Or is it important to ensure your digital privacy after death. Planning for the final distribution of your digital assets is complex. If you have questions about your will, an experienced attorney near you can help. Get a free initial review of your situation regarding a digital will.

Next Steps

Contact a qualified estate planning attorney to help you ensure that your loved ones are cared for and your wishes are honored.

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You’re Going To Die Someday. Who Do You Trust With All Your Passwords?

Airmiles, Instagram and Paypal: executing a will in the digital age

Airmiles, Instagram and Paypal: executing a will in the digital age

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What are those areas of a digital estate that are most often overlooked? And what can be done if you find yourself with a lack of adequate information or provision when dealing with a loved one’s estate?

The value of digital assets can be financial, social or personal. Upon death, assets can be passed on, memorialised, deactivated or removed. People often consider on-line accounts, but there are host of other digital assets that are invariably overlooked.

Death taxes still pose a threat to your wealth – here’s how to cut down your bill

Airmiles can hold significant monetary value, especially if they have been built up over a lifetime. Paypal accounts can contain forgotten sums, as can store cards that have ‘points’ such as nectar cards. Wealth can be held in trading sites such as Etsy and eBay. Kickstarter campaigns are now a common part of many an entrepreneur’s business plan – with funds often significant any active Kickstarter campaign should be part of an estate plan.

With so much of what we create during our lifetimes now on-line, intellectual property can hold significant value too. Again, this is an area often overlooked. Blogs, videos, even digital art has the potential to be monetised. Blog to book deals are increasingly common, even post death. And any created content that is highly ‘clickable’ can be monetised too.

Those with businesses around which they’ve generated a strong social media presence could find their social accounts hold value. In these cases, it may be worth obtaining a valuation on what your social media presence and following is worth.

But of course, not all value is monetary. Much is placed on personal and sentimental – photos, music and created video content hold value that many people want to pass on.

Unfortunately, the law is still playing catch up here and the rules governing what you can and can’t pass on are grey. This is because when you buy music or books digitally, you are actually purchasing a licence to use the media so you can’t, legally, pass it on. Having said this, many people pass on log in details and, to date, providers have tended to turn a blind eye. However, some predict the law may change, so making an inventory of all these assets and how to access them is sensible in the hope that these soon will become assets that can be legitimately passed on.

There is no denying that passing on digital property is complex, there is no one rule that fits all. Every company has a different policy, and – whether you are making a will, or acting as executor – it is worth finding out what that policy is. That may sound time consuming, but dealing with an estate without instructions for digital assets is even more so.

The ideal all round is for individuals to compile a digital will, detailing all digital assets, who they would like to have control of the assets, and who any beneficiaries might be. Passwords should be kept separately from the will, and not given away during an individual’s lifetime. All individuals should be encouraged to do this. And anyone who has agreed to be an executor should check their loved one has, or plans to, put these measures in place.

Dealing with an estate where provision for digital assets has not been made can be a nightmare, but not impossible. Financial institutions are perhaps the best at (and most used to) dealing with on-line accounts after death where no access information is provided. After a death certificate, their requirements can include grant of probate and the executor’s ID. Beyond that, digital account providers – from Gmail to Paypal – do have policies in place for dealing with digital assets if no provisions have been made.

It is certainly worth any digitally active individuals finding out the terms and conditions of all their accounts following death so appropriate arrangements can be put in place.

Alison Lloyd, specialist in Probate Services, Moore Blatch.

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Who inherits your iTunes library?

Digital assets in wills

Digital assets in wills

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The use of digital platforms such as online banking, Paypal, gaming accounts, Bitcoin accounts, cloud accounts to store photographs, and social media accounts such as Facebook and Instagram continues to grow and is creating a new category of personal property – a ‘digital asset’ which is broadly defined as anything that you may own or have rights to that exists online or on a hard storage device.

Many of these digital assets have financial or sentimental value and people must ensure that their personal representatives know about the assets and can access them to administer their estates on their deaths.

The current situation for digital asset holders

Currently, English law does not adequately deal with what happens to these assets on the death of the account holder. The duties of the Internet Service Providers (ISPs) post death, as the custodians of the assets, are not clear. Further complicating matters is the fact that many of the content providers’ servers are based outside the UK, so there is nothing to compel the content providers to give personal representatives access to the assets and the area could become entrenched in conflicts of international succession laws.

The main basis for the content providers refusing access to digital assets is that in most cases, the underlying content of the digital asset is not owned by the individual. The view of most ISPs is that the service that the individual has purchased is merely a personal, non-transferable licence, which is specific to the deceased individual and allows them to use the content during their lifetime. A typical example: music purchased on iTunes cannot be transferred by gift or on death.

Each content providers’ terms and conditions will dictate what happens to those assets on the death of the account holder, and how much access the personal representatives will have in order to administer that asset. Most of these terms and conditions forbid the sharing of any online content, such as by way of a bequest in a will.

However, for those digital assets which are capable of being bequeathed in a will, the potential for loss to an estate if they are overlooked means that it is crucial for people to consider what will happen to them on their death, and whether their personal representatives will even have knowledge of them. Typically, individual assets are not be specified in a will, and personal representatives rely on a paper trail or their knowledge of the deceased’s assets in order to administer the estate.

Digital assets, which could have enormous value, are easier to overlook. For example, the Bitcoin, a virtual asset that can have substantial financial value, is saved in a password protected digital ‘wallet’. If the wallet, the password or the device on which the wallet is stored are lost, the asset, and its value, is lost permanently.

What should I do?

It is not advisable to leave passwords or information about your digital assets within a will. There are a number of services which will keep a secure record of your assets within a ‘virtual safe’, but the use of these portals is not without risk or cost.

A better alternative would be to leave a detailed log of your digital and non-digital assets to be stored alongside a will. This should be updated regularly, and will be made available to the executors on death to provide them with the information they need to administer and access these assets, or to contact the content providers where the terms and conditions prohibit a personal representative from accessing someone else’s account.

It is also advisable to regularly download any items of sentimental value such as photographs or emails. The executors will then be able to access the accounts and retrieve photographs or other sentimental items, or to report and collect in assets of financial value, before closing the accounts down, or requesting that the content provider closes them. It is also interesting to explore going forward what the scenario is when a digital intangible asset is stored on a tangible physical device, such as a hard drive.

You may recall the significant loss to one unwitting digital entrepreneur who discarded a digital storage device in clearing out his room in Newport, South Wales. The device contained some of the first bitcoins ever developed and in the sharp rise of this new currency the mishap ultimately caused the poor chap to throw away £4.5m into a land fill site!

The future of digital assets

Clearly as this area grows, the definition of ‘asset’ will need expanding to reflect an ever digitalised population and the increasing value which these assets hold; content providers will need to address the issue of how these assets can be accessed by the personal representatives and any value preserved for the estate.

For more information or guidance, please contact:

Celia Speller
Solicitor
T. 020 7227 6719
E. celia.speller@rlb-law.com

Disclaimer

This briefing is for guidance purposes only. RadcliffesLeBrasseur accept no responsibility or liability whatsoever for any action taken or not taken in relation to this note and recommend that appropriate legal advice be taken having regard to a client’s own particular circumstances.

Do your clients safeguard digital assets?

Do your clients safeguard digital assets?

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Funeral Directors
Sara Cork 24 hours ago Technology/Equipment

Do your clients use social media, PayPal or online banking? Mike Jarvis asks how to safeguard digital assets after death

One result of living in the computer age is that we have learnt much about paradoxes; remember the promise of the paperless office? Ah, we are told, but everything is at your fingertips. Well it would be if nothing ever crashed, if we made scrupulous back-ups, and if only we had started out with a faultless system of folders and our spam filters didn’t suddenly develop prejudices of their own.

‘Chin up’, say the gurus, ‘our lives have been made easier’. Of course there is a lot of truth in that, but the other side of the coin is the possibility of a new problem after death: what about the digital legacy?

I remember discussing this with a private client lawyer in London several years ago and he was very concerned about problems which might, and probably would, arise. Since then the social media scene has grown at a rate and to a size beyond our imagination and there has been a similar enthusiastic take-up of a variety of financial services including online banking.

At first glance it might seem that there is little in the way of any possible connection between these developments and the funeral industry but a closer inspection will show how a knowledge of the inherent pitfalls and the resources that are available to help will be valuable.

At any time when a funeral director is in contact with the public in a professional capacity but outside the context of an immediate funeral (when arranging a funeral plan, or at a Dying Matters Awareness event, for example) there is the possibility that questions regarding this topic will be raised.

What are the problems, then?

Gary Rycroft, a solicitor who is Chair of the Law Society’s Private Client Advisory Committee, identifies four main areas:

  1. Online financial dealings – not just online banking, but eBay, PayPal, share dealing accounts and so on.
  2. Documents on a hard disk or in the cloud with web-based services which might have a potential commercial value.
  3. Digital assets with social value such as Twitter, Facebook and LinkedIn.
  4. Digital assets with sentimental value such as Flickr, YouTube and iTunes.

For advice as to how potential problems can be avoided, and resources that the funeral industry should know about, I have had detailed and illuminating conversations with Gary Rycroft and with James Norris of the Digital Legacy Association.

The Digital Legacy Association provides frameworks, training, promotes best practice, and raises awareness as to how each person can plan for death digitally. Their goal is to ensure that everyone is aware of what will happen to their digital footprint and their digital assets when they die. They strive to empower both professionals and society to take the relevant steps to ensure that each person’s wishes are adhered. Lack of awareness and planning often results in beneficiaries and the recently bereaved losing access to digital photos, videos and other digital assets like music, videos and eBooks.

Gary’s recommendation regarding financial assets is to make a digital directory that contains details of all of your online assets, social media accounts, logins and passwords. “It should be regularly updated”, he says. “This will allow your executors to be able to trace your assets and pass them on to your beneficiaries. This can be held securely with your solicitor.” The second point above relates to intellectual property and will be less common but the legal profession is well aware of instances where material like this has been overlooked by, or unknown to executors only for it to acquire commercial value at a later date. Anything of this nature should prudently be included in the digital directory.

Social media

James Norris of the Digital Legacy Association founded Dead Social, a social enterprise specialising in digital end of life planning. It provides independent tutorials, tools and resources to help empower society when addressing death in today’s digital world. All the tutorials and products it puts into the public domain are free.

James’s main recommendation regarding social media presence, the third point above, is the writing of a social media will and the appointment of an appropriate social media executor, a recommendation that is endorsed by the Law Society. The good news is that it need not be daunting as the Dead Social website gives access to comprehensive guidance and well thought-out templates. As well as ensuring the continuance of an online archive, the user can leave private messages to be sent after death via their digital executor. It’s all very well researched and simple to follow.

The last of the four main points, concerning digital assets such as Flickr, YouTube and iTunes, takes us back a step to good old fashioned hard copies. Both Gary and James agree that these sentimental downloads have the potential to be very problematic as they will have been accessed by way of licence agreements. In other words they can’t simply be passed on like a book or painting. One does not have the legal right to pass them on to chosen beneficiaries. As James says “take practical steps such as making sure you have back ups or hard copies of items you want beneficiaries to access after your death”. Gary agrees and adds “remember you should also list them in a digital directory”.

Dealing with digital legacies may seem to involve some complexities but it is very encouraging to see a range of helpful resource material so readily available. Here are some useful links:

  • The Law Society – lawsociety.org.uk
  • Gary Rycroft is a partner with Joseph A. Jones & Co of Lancaster – jajsolicitors.co.uk
  • James Norris runs Dead Social – deadsocial.org and The Digital Legacy Association – digitallegacyassociation.org
  • Mike Jarvis can be contacted at emdoublejay@icloud.com

Mike Jarvis, the author of this article, is a former manager of the Natural Death Centre. He has both written and broadcast extensively on funerary issues.