Mort numérique : votre guide complet (et comment la gérer)

Mort numérique : votre guide complet (et comment la gérer)

Mort numérique : votre guide complet (et comment la gérer)

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Je pensais que t’étais mort mec !

C’est ce que Marvin, l’un de mes amis en ligne de longue date, m’a dit lorsque je me suis connecté à ma plate-forme de jeu préférée après une longue absence. Après avoir ri et échangé les dernières nouvelles, j’ai réfléchi une seconde – et si j’étais vraiment mort ?

J’ai alors réalisé que je ne m’étais pas absolument pas préparé à ma mort numérique. Je serais parti pour toujours, et personne ne serait en mesure de fermer mes profils de réseaux sociaux ou d’autres empreintes numériques, car je n’avais pas pris les mesures nécessaires.

Pire encore, mes amis en ligne ne sauraient même pas ce qui m’est arrivé. Ils penseraient probablement que j’ai cessé mes activités numériques pour de bon et que j’ai oublié tout le monde. Cette prise de conscience m’a mis mal à l’aise – pas pour moi, mais pour ceux qui auraient à reprendre les choses là où je les avais laissées.

En effet, ce n’est pas facile d’être confronté à ce type de situation. L’un de vos amis s’est-il déjà évaporé sur les réseaux sociaux ? Sans aucun message d’adieu, aucune activité sur son mur et aucune réponse à vos messages ?

Il ne vous reste plus qu’à vous demander ce qui s’est passé. A-t-il simplement changé de vie, ou s’agit-il de quelque chose de plus grave ?

Peut-être que tout cela vous amène à vous demander si vous pouvez faire quelque chose pour éviter ce genre de situation lorsque votre heure sera arrivée. Et la réponse est oui.

Si vous vous êtes fait de nombreux amis sur Internet, ou que vous souhaitez éviter que vos précieux actifs numériques ne soient perdus à jamais après votre décès, ce guide vous est destiné. Personne n’aime évoquer la mort. Toutefois, le fait d’en parler et de se préparer en conséquence peut aider vos proches d’une manière dont vous n’aviez peut-être pas conscience.

Commençons.

Sommaire

Nous voyons des gens qui sont morts – et ça pose problème

La vie et la mort numérique – Vos actifs numériques après votre mort

Qu’advient-il de vos comptes de réseaux sociaux à votre mort ?

En quoi la planification de votre mort numérique est-elle difficile ?

Prévoir votre vie numérique après la mort

Préparer sa mort numérique

Derniers mots

Nous voyons des gens qui sont morts – et ça pose problème

Bien que le concept de mort numérique soit relativement récent, sa sinistre présence se fait déjà sentir en ligne.

Elle est particulièrement courante sur les plateformes de réseaux sociaux, et même si les utilisateurs de réseaux sociaux vivants n’aiment pas y penser, les profils fantômes de leurs amis décédés risquent de dépasser le nombre de comptes actifs d’ici quelques décennies.

À lui seul, Facebook comptait 30 millions d’utilisateurs décédés en 2012. Ce nombre devrait augmenter de plus en plus rapidement dans les années à venir.

En tenant compte des centaines de milliers d’utilisateurs des autres plates-formes de réseaux sociaux, la réalité des « cimetières de réseaux sociaux » ne semble plus aussi saugrenue.

Pourtant, peu d’internautes se préparent à la mort numérique. Selon un sondage mené par la Digital Legacy Associationplus de 80% des participants n’auraient rien prévu pour leurs profils de réseaux sociaux ou comptes numériques en cas de décès.

La mort numérique est un sujet qui gagne en importance chaque année, mais les personnes qui ont recours aux paramètres de contact légataire et de commémoration pour leurs profils restent une minorité. D’ailleurs, rares sont les internautes qui se soucient de consigner leurs souhaits en matière de patrimoine numérique. À la question : « Avez-vous rédigé un testament réseaux sociaux », près de 96% des participants ont répondu par la négative.

Il est de plus en plus courant de recevoir un rappel de la date de l’anniversaire d’un ami décédé sur Facebook ou Google Calendar, ou une notification LinkedIn pour fêter l’anniversaire de travail d’une personne qui n’est plus en vie.

Parfois, vous ne savez même pas qu’une personne est décédée, ce qui peut conduire à des situations délicates vis-à-vis des amis ou parents en deuil. Toutefois, le problème va bien plus loin que les réseaux sociaux.

Qu’en est-il des actifs numériques ?

Les actifs et biens numériques peuvent avoir une valeur à la fois sentimentale et monétaire. Toutefois, la grande majorité des gens n’y pensent pas. En effet, seuls 2,3% des participants au sondage ont déclaré avoir fait le nécessaire pour leurs biens numériques après leur décès.

Si vous n’avez pas organisé votre mort numérique à l’avance, votre famille et vos amis risquent d’avoir beaucoup de mal à mettre de l’ordre dans tous vos comptes numériques.

L’accès à vos ordinateurs, disques durs, téléphones et autre peut être impossible sans mots de passe ou clés de cryptage.

En outre, comment une personne peut-elle savoir qu’elle est autorisée à accéder à vos actifs numériques sans votre accord explicite, même en étant certaine que vous souhaiteriez dire adieu à vos amis, proches et d’autres personnes qui ont compté pour vous ?

La mort numérique : parlons-en

La mort numérique n’est pas un sujet « tabou ». Dans l’ensemble, peu de gens s’opposent à ce que les comptes de réseaux sociaux informent du décès d’une personne et se convertissent en lieu de commémoration.

En outre, bon nombre de personnes trouvent également un certain réconfort en consultant les profils d’amis et de proches décédés, que ce soit pour faire leur deuil, se souvenir de quelqu’un ou encore lui rendre hommage.

Le plus compliqué est d’être informé et conscient du fait qu’il faut se préparer avant qu’il ne soit trop tard. Dans le cas contraire, vous risquez de n’avoir aucune influence sur le devenir de votre identité et de vos actifs numériques.

Ce guide vous fournit des informations utiles sur le patrimoine et les actifs numériques, ainsi que des conseils et instructions sur la manière de gérer votre « vie après la mort numérique » tout en aidant vos êtres chers.

Nous allons commencer par les aspects les plus courants de votre identité numérique, et le travail que vous pouvez effectuer en amont.

La vie et la mort numérique – Vos actifs numériques après votre mort

Le premier pas vers la préparation de votre mort numérique ?

Commencer par les bases.

Si vous passez beaucoup de temps en ligne, vous disposez probablement d’un vaste éventail d’actifs numériques, et il est fort probable que vous en ayez oublié certains. Vos comptes bancaires en ligne, vos réseaux sociaux, votre stockage sur le cloud, votre crypto-monnaie, le contenu numérique acheté et vos comptes de messagerie ne sont que quelques exemples.

À votre mort, vous quittez le monde réel. Toutefois, ce n’est pas le cas dans le monde virtuel. La plupart de ces « miroirs numériques » resteront actifs comme si rien ne s’était passé.

Afin que vos profils soient mis à jour (ou désactivés), vous devez déterminer le niveau de contrôle que vous avez et la façon dont chaque plate-forme gère vos comptes en cas de décès.

Autant vous dire que c’est plus facile à dire qu’à faire. Le principal problème est qu’il n’y a pas de politique universelle. En effet, chaque plate-forme en ligne a sa propre manière de gérer le décès d’un titulaire de compte.

En outre, étant donné qu’il s’agit d’un sujet plutôt sinistre, les procédures sont rarement faciles à trouver et il faut se plonger dans les conditions de service pour obtenir des réponses. Vos amis et proches devront peut-être même contacter l’assistance après votre décès pour fournir une preuve et/ou demander la désactivation de votre compte.

Et ce n’est pas tout. Dans la plupart des cas, le titulaire du compte ne possède rien. Les conditions d’utilisation et contrats d’abonnement vous indiqueront, dans un langage prêtant volontairement à confusion, que le réseau social ou service de streaming détient l’intégralité de votre contenu.

Même si c’est vous qui avez rédigé un message, chargé votre photo ou acheté vos chansons, ils ne vous appartiennent pas forcément. Les internautes qui sautent de joie à cette idée sont rares. Et ceux qui le savent sont encore plus rares, mais c’est comme ça. Après tout, vous avez accepté ces conditions.

À présent, imaginez que vous avez des comptes sur Google, Facebook et Twitter. Il s’agit de trois des plates-formes sociales en ligne les plus populaires, et chacune d’elles a sa propre approche.

Qu’advient-il de vos comptes de réseaux sociaux à votre mort ?

Google

Google fait partie des plates-formes en ligne les mieux préparées en matière d’inactivité des comptes, que ce soit par choix ou en raison de circonstances tragiques.

Sa page Gestionnaire de compte inactif vous permet de choisir ce qu’il adviendra de votre compte, et qui peut y avoir accès en cas d’inactivité.

Vous devrez tout d’abord définir la durée de la période d’inactivité avant que Google ne vous considère comme un utilisateur inactif.

Ensuite, vous pourrez choisir jusqu’à 10 exécuteurs de votre compte, soit les personnes informées en cas d’inactivité. Vous pouvez préparer un e-mail à l’avance avec vos adieux et leur indiquer ce que vous souhaitez qu’elles fassent avec votre compte.

Vous pouvez également sélectionner ce que vous souhaitez partager avec les exécuteurs. N’importe lequel d’entre eux peut avoir un accès total, limité ou nul à votre compte Google, de vos e-mails et chats à d’autres services Google. La décision vous appartient.

Si vous préférez que votre compte soit supprimé une fois détecté comme inactif, c’est également possible.

Facebook

À votre mort, votre compte Facebook peut être supprimé définitivement ou utilisé comme lieu de commémoration.

Un profil Facebook de commémoration conserve l’intégralité de son contenu (photos, publications, etc.) mais n’apparaît pas dans des endroits tels que des suggestions d’amis ou publicités. En outre, les notifications d’anniversaire sont désactivées et le mot « En souvenir de » sera apposé au nom de la personne.

Si vous avez désigné un contact légataire pour votre compte, cette personne peut rédiger une publication qui restera épinglée sur votre profil en permanence. D’autres modifications peuvent être apportées, y compris la mise à jour des photos de profil et – selon vos paramètres de confidentialité – le partage de souvenirs sur votre mur.

Contrairement à Google, votre contact légataire n’aura jamais accès à votre compte, car Facebook interdit le partage de compte.

Un compte Facebook est « commémoré » après une demande valide d’un parent vérifié de la personne décédée. Il peut également être supprimé.

Par ailleurs, les pages Facebook dont le seul propriétaire est décédé seront également supprimées après avoir contacté l’assistance.

Twitter ne vous donne pas la possibilité d’organiser votre profil après votre décès. La plate-forme ne propose pas non plus de comptes de commémoration. Toutefois, vos proches peuvent quand même s’occuper de votre compte.

Si la plate-forme est informée du décès d’un utilisateur de Twitter, elle permet à « une personne autorisée à agir dans le cadre de la succession, ou avec une personne ayant prouvé qu’elle était membre de la famille proche », de demander la désactivation du compte en question.

De nombreuses preuves sont nécessaires : une copie d’identité, des informations sur la personne décédée et un certificat de décès. Bien que cela puisse être difficile sur le plan émotionnel, c’est tout à fait normal dans une telle situation, et nécessaire pour éviter les abus.

Twitter peut également désactiver un compte en cas d’incapacité du propriétaire. Le cas échéant, une copie de l’identité du titulaire du compte et une procuration valide sont également nécessaires. Twitter affirme que toutes les informations requises sont confidentielles et seront supprimées après avoir été examinées.

Autres plates-formes

Comme vous pouvez le constater, les géants des réseaux sociaux traitent les comptes des personnes décédées de manière complètement différente. Voici comment d’autres plates-formes majeures gèrent ce type de situation :

  • Instagram appartient peut-être à Facebook, mais votre contact légataire n’a aucun pouvoir sur l’appli de partage de photos. Cela dit, les comptes Instagram peuvent être « commémorés » en contactant l’assistance technique. Vous devrez fournir une preuve de décès, des certificats de naissance et de décès, ainsi que la preuve que vous êtes le représentant légal de la personne décédée. Le compte peut également être supprimé.
  • LinkedIn propose un simple formulaire de contact pour demander la suppression du profil d’un membre décédé.
    À l’avenir, la plate-forme pourrait proposer une fonctionnalité de « contact légataire » similaire à Facebook, ainsi que la commémoration de compte.
    Gardez à l’esprit que vous devrez fournir des informations relatives à la personne décédée dans le formulaire, par exemple son nom, son profil et le lien qui vous unit.
  • iTunes ne dit pas grand-chose sur la gestion des comptes des membres décédés. Toutefois, la plate-forme indique que la licence ne peut pas être transférée. En d’autres termes, les « biens » iTunes sont simplement « loués » par les utilisateurs et ne peuvent pas être transmis à des proches.
    Le partage de compte est une violation des conditions de service d’iTunes. Par conséquent, la bibliothèque musicale d’un défunt, quelle que soit sa valeur monétaire ou sentimentale, est perdue après sa mort.
  • Les comptes PayPal des utilisateurs décédés peuvent être clôturés par des proches et personnes autorisées en contactant l’assistance. Les exécuteurs doivent fournir une copie de leur pièce d’identité avec photo et du testament (ou toute autre documentation légale) contenant des informations sur le défunt.
    Une preuve du décès du titulaire du compte initial (certificat de décès) est également requise. Si tout est approuvé, le compte en question sera fermé et les fonds transférés.
  • La procédure à suivre pour les portefeuilles de crypto-monnaie varie selon celui que vous utilisez. Toutefois, la plupart d’entre eux requièrent une sorte d’authentification privée. Il appartient au titulaire du compte de s’assurer qu’une autre personne peut y accéder avec les clés et mots de passe nécessaires après sa mort.
    Vous pouvez par exemple inclure ces informations dans votre testament. Vous pouvez également faire appel à un service externe, ou configurer votre portefeuille pour autoriser un accès partagé (comme l’option multisignature de Bitcoin, par exemple).
  • Les fichiers Dropbox des utilisateurs décédés sont accessibles via le dossier Dropbox dédié de leur ordinateur. Si vous n’y avez pas accès, vous devrez contacter Dropbox pour obtenir une assistance directe.
    Préparez-vous à fournir la preuve que la personne en question est décédée et que vous êtes légalement autorisé à accéder à ses fichiers, ainsi que d’autres informations générales (noms, adresses, votre identité et les ordonnances judiciaires, le cas échéant).
  • Steam traite chaque demande associée au décès d’un utilisateur de manière différente, et encourage vivement les proches de l’utilisateur en question à contacter l’assistance pour résoudre le problème.
    Toutefois, même si vous avez accès au compte de votre être cher, les noms de compte utilisés pour la connexion sont rarement modifiés.
    Afin d’éviter d’avoir à saisir les informations de connexion, vous pouvez utiliser la fonctionnalité « Partage familial » pour configurer l’accès à la bibliothèque de jeux de la personne décédée à partir d’autres comptes.
  • Snapchat et Tumblr supprimeront le compte d’un utilisateur décédé, à condition que la demande provienne d’un membre de la famille vérifié. Un certificat de décès peut être demandé.
  • Microsoft, Yahoo, AOL et de nombreuses autres entreprises ont des mesures plus traditionnelles. Le compte d’une personne décédée sur ces plates-formes peut être supprimé s’il est prouvé que la demande est valide.

En quoi la planification de votre mort numérique est-elle difficile ?

À ce stade, vous pensez peut-être qu’il est très difficile d’être correctement informé des politiques des différentes plates-formes en matière de décès des membres.

Et vous avez raison.

Outre le processus émotionnellement difficile de planification de votre décès, cette tâche prend du temps car chaque étape est différente.

Toutefois, posez-vous la question suivante : serait-ce si difficile si vous n’aviez qu’un seul compte de réseau social ? Et la planification de votre mort numérique serait-elle si compliquée avec des informations actualisées et une liste organisée de vos actifs numériques ?

Certes, se renseigner sur des politiques extrêmement différentes demande beaucoup de travail. Toutefois, deux autres facteurs compliquent encore plus l’organisation de vos biens numériques :

  • La législation sur la mort numérique en est encore à ses débuts.
    Il y a seulement trois décennies, la planification de la mort numérique n’existait pas. Cependant, la technologie évolue rapidement et la législation a souvent du mal à suivre le rythme.
    Prenons l’exemple des États-Unis, où plus de 30 États n’ont encore présenté aucune loi sur la planification des biens ou actifs numériques. Les autres pays sont dans la même situation. L’absence de lois établies signifie que les entreprises sont libres de fonctionner selon leurs propres règles.
    Malgré les progrès considérables accomplis au cours de la dernière décennie, la mort numérique est encore un sujet relativement inconnu, en grande partie à cause de l’absence générale de législation.
  • Vous possédez une pléiade d’actifs numériques, et c’est normal.
    De nos jours, il est habituel de posséder et d’utiliser régulièrement au moins trois dispositifs : un ordinateur, une tablette et un smartphone.
    En outre, il est fort probable que chaque périphérique stocke une grande partie de vos expériences dans la vie « réelle ». Qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de documents, de jeux ou de tous types de comptes, ces fragments de votre vie sont précieusement conservés sur votre disque dur ou en ligne. Et qui dit biens numériques, dit mots de passe. Combien de mots de passe avez-vous notés, ou oubliés ?
    Sans organisation, il est facile de se laisser submerger par les efforts considérables que vous devrez déployer une fois que vous aurez décidé de vous préparer.
    Et ce sentiment est justifié, car il s’agit d’une tâche colossale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux internautes abandonnent avant même de commencer.

Bien que la planification de votre mort numérique puisse être pénible et fastidieuse, vous êtes le seul à pouvoir vous en occuper et vous vous rendrez service, ainsi qu’à vos proches. Vous pouvez bien sûr vous faire aider, mais personne d’autre ne peut réellement le faire à votre place.

Ne baissez pas les bras ! Même si n’est pas toujours facile, il est tout à fait possible de mettre de l’ordre dans vos biens numériques et de préserver votre mémoire avec un plan solide et le bon état d’esprit.

Prenez une profonde inspiration et concentrez-vous : vous assumez la responsabilité de votre vie numérique après la mort, et vous savez que c’est une bonne chose.

Prévoir votre vie numérique après la mort

Chaque plan qui se respecte a un objectif clair. La préparation de votre mort numérique comporte quatre aspects principaux :

1. Gérer votre patrimoine numérique maintenant pour que ce soit plus simple plus tard.

Mettre de l’ordre dans vos actifs numériques et veiller à ce que les amis ou proches choisis aient les moyens d’accéder à ce que vous considérez comme important pour eux constituent le principal facteur de motivation pour la planification de votre mort numérique.

Si vous possédez de nombreux biens en ligne à la valeur monétaire ou sentimentale élevée, vous souhaitez probablement qu’ils soient accessibles aux personnes qui comptent le plus pour vous.

Une liste organisée et à jour de votre patrimoine numérique vous permettra de préserver votre « vous » numérique. Il sera également plus facile pour vos êtres chers de conserver un souvenir immortel de vous.

2. Prendre le contrôle du destin de vos biens numériques à votre mort.

Dans de nombreux cas, le patrimoine numérique d’une personne devient inaccessible après son décès.

Certes, la décision de conserver ses biens numériques de valeur sous clé est parfois délibérée. Toutefois, il s’agit généralement du malencontreux résultat d’un manque de préparation, affectant toutes les personnes impliquées.

Si vous souhaitez éviter que votre empreinte numérique ne soit perdue à jamais, vous devez en prendre le contrôle pendant qu’il est encore temps. La décision du destin de vos biens numériques vous appartient, et, en faisant un petit effort, vous aurez l’esprit tranquille en sachant que vous avez laissé des instructions claires sur la gestion de vos biens en ligne à votre mort.

3. Aider vos proches.

La perte d’un proche est toujours une expérience traumatisante et douloureuse. Et c’est encore plus pénible si elle s’accompagne d’une pléiade de dispositifs et données en ligne à trier sans instructions claires.

Essayer de comprendre comment accéder à vos comptes et à vos médias peut être un lourd fardeau pour votre famille, en particulier pendant un processus de deuil intense. Par conséquent, la planification de votre vie numérique vous concerne vous, mais également vos proches.

En organisant les aspects numériques de votre vie et en fournissant des instructions à vos proches, vous leur épargnerez beaucoup de peine en cette période déjà difficile.

4. Aider vos collaborateurs.

Si votre travail est en étroite relation avec le monde numérique, la responsabilité de vous préparer au pire vous revient. Vous devez vous assurer que vos collaborateurs peuvent accéder facilement aux documents que vous jugez importants pour l’entreprise.

Entre la législation peu fournie sur la mort numérique et le paysage juridique en constante évolution, vous aurez probablement besoin d’une assistance professionnelle.

Le recours à un spécialiste dans ce domaine, ainsi qu’une préparation adéquate à la mort numérique dans un cadre professionnel, seront utiles à la fois pour vous et vos collaborateurs.

Préparer sa mort numérique

Chacun des quatre objectifs mentionnés ci-dessus est crucial pour un plan complet et réfléchi. Selon votre situation, l’un aura peut-être la priorité sur les autres.

Ces aspects essentiels de la planification de la mort numérique visent à vous fournir une meilleure idée des choses à traiter et de la façon de les présenter de manière simple et compréhensible. Voici les étapes à suivre afin de préparer votre mort numérique.

1. Identifier et organiser vos actifs numériques

La première étape des préparatifs de votre vie numérique après la mort est également la plus importante et la plus fastidieuse.

Si vous êtes déjà organisé, cela ne devrait pas être trop difficile. Toutefois, si vos actifs numériques sont dispersés, leur identification et leur recueil peuvent représenter une tâche colossale. Mais pas de panique, car les choses vont bientôt changer !

Faire un inventaire

Cela inclut vos comptes bancaires en ligne, mots de passe, réseaux sociaux, dispositifs numériques, documents et tout ce que vous considérez comme important. Inutile de vous souciez des détails pour l’instant : il s’agit simplement d’avoir un aperçu de vos actifs numériques les plus précieux.

Il est judicieux d’avoir recours à la bonne vieille méthode, à savoir un stylo et une feuille de papier. En effet, à moins d’être absolument certain que votre dispositif est protégé, mieux vaut ne courir aucun risque. Nous y reviendrons ci-dessous dans le paragraphe consacré à la sécurité.

Vous ne souhaitez pas conserver toutes vos informations au même endroit ? N’hésitez pas à faire des listes séparées pour chaque type d’actifs : professionnels, médias ou encore réseaux sociaux.

Gardez à l’esprit que la liste risque d’être longue si vous posséder de nombreux actifs numériques, qu’il s’agisse d’un inventaire global ou divisé en plusieurs catégories. D’ailleurs, un inventaire organisé par catégories peut être très utile par la suite, lorsque vous déterminerez les personnes qui auront accès aux différentes catégories de données.

S’informer

Une fois que vous aurez une idée globale des choses à préparer, il est temps de vous familiariser avec les politiques en matière de patrimoine numérique des plates-formes de réseaux sociaux pertinentes.

Nous avons précédemment évoqué la manière dont les réseaux sociaux les plus populaires traitent les comptes d’utilisateurs décédés. À ce stade, nous vous encourageons à creuser un peu plus pour voir ce que vous pouvez faire vous-même, au lieu de vous contenter de désigner des contacts légataires ou exécuteurs de compte.

Par exemple, saviez-vous que vous pouvez télécharger gratuitement une copie de vos données Facebook ? Il vous suffit de vous rendre dans les paramètres et de cliquer sur la boîte d’information en haut de la page :

Vous pourrez ainsi facilement transmettre des photos, des vidéos et d’autres souvenirs aux personnes qui comptent pour vous.

Vous pouvez également télécharger une archive de vos publications Twitter et effectuer une sauvegarde de votre compte Instagram via un logiciel tiers comme Instaport.

Fournir des informations détaillées

À présent, retournez à votre inventaire. Établissez une liste de noms d’utilisateur et de mots de passe pour les comptes que vous avez inclus.

Si vous ne parvenez pas à vous souvenir de toutes les informations de vos comptes, tirez parti de la fonctionnalité de récupération de mot de passe sur les sites en question.

Et si vous avez tout oublié, même votre adresse e-mail de récupération ou vos questions/réponses secrètes, évaluez l’importance de ce compte pour vous. Ensuite, contactez l’assistance pour récupérer les informations nécessaires.

Rappel : Il vous sera probablement demandé de prouver que vous êtes bien le titulaire du compte.

Officialiser les choses

Dernière chose, mais non des moindres : rédigez un testament et établissez une procuration si nécessaire. Cela vous permettra de traduire vos souhaits par écrit et de fournir des instructions claires sur la manière dont vous souhaitez que votre identité en ligne soit gérée.

Les testaments de réseaux sociaux sont en train de gagner du terrain en tant que document juridique valable. Ils remplissent exactement la même fonction qu’un testament traditionnel, mais pour votre présence en ligne.

Une fois que vous aurez pris connaissance des politiques en matière de patrimoine numérique des plates-formes de réseaux sociaux que vous utilisez, vous pourrez facilement rédiger un testament de réseaux sociaux. De nombreux modèles gratuits sont disponibles en ligne, et la rédaction ne vous prendra que quelques minutes.

DeadSocial met à votre disposition un modèle simple et gratuit pour les réseaux sociaux. Si vous recherchez un testament plus traditionnel, DoYourOwnWill propose un excellent modèle. Il ne vous faudra pas plus de 20 minutes après avoir complété un court questionnaire.

IMPORTANT : N’oubliez pas de signer votre testament ! Selon les exigences légales de votre pays, vous aurez peut-être également besoin d’une signature supplémentaire de témoins. En règle générale, nous vous conseillons vivement d’imprimer votre testament si vous l’avez rédigé en ligne, de le signer et de le conserver dans un endroit sûr.

Si vous n’êtes pas un expert en matière de testaments, de réseaux sociaux et de gestion de patrimoine numérique, il peut être judicieux de faire appel à un conseiller juridique pour éclaircir votre situation.

2. Sécuriser et autoriser

Une fois que vous en aurez terminé avec le gros du travail de préparation, vous devrez vous poser quatre questions cruciales :

  • Qui recevra vos actifs numériques ?
  • Comment y auront-ils accès ?
  • À quoi ressembleront vos instructions ?
  • Où conserverez-vous ces instructions ?

En d’autres termes, il vous faudra choisir des proches et/ou amis en qui vous avez confiance pour gérer vos différentes données, y compris votre contact légataire Facebook, les exécuteurs de votre compte Google et autres. Vous devrez ensuite leur fournir les instructions ou données nécessaires.

Vous souhaiterez peut-être également leur donner un accès direct. C’est encore plus complexe, car vous devrez gérer des dizaines de mots de passe, et parfois même le cryptage et l’authentification à deux facteurs.

Toutefois, l’accessibilité n’est qu’une partie du problème, l’autre étant la sécurité. À moins d’avoir tout noté, vous devrez copier/coller de nombreuses données confidentielles. Si votre ordinateur est infecté par un virus « keylogging » (enregistreur de frappe) ou un malware similaire, tous les noms et mots de passe que vous manipulerez seront susceptibles d’être facilement dérobés.

Alors, comment vous assurez-vous de pouvoir terminer ce processus en toute sécurité ? Voici les étapes les plus importantes :

S’assurer que votre PC n’est pas infecté.

Exécutez des analyses antivirus, des vérifications anti-malware et, si besoin, faites appel à un expert. Si vous n’êtes pas certain que votre ordinateur soit sécurisé, évitez d’établir une liste complète de vos informations d’identification importantes.

Utiliser un gestionnaire de mots de passe.

Si vous n’avez jamais entendu parler d’un gestionnaire de mot de passe, c’est le bon moment pour envisager d’un utiliser un. En effet, cet outil mémorise tous vos mots de passe à votre place, avec une sécurité renforcée en prime. Et cerise sur le gâteau, la plupart sont gratuits.

Les gestionnaires de mots de passe s’accompagnent d’une pléiade de fonctionnalités. Non seulement ils conservent tous vos mots de passe au même endroit, mais ils garantissent également un accès facile et des niveaux de sécurité plus élevés. Il vous suffit de vous souvenir de votre mot de passe principal (ou mot de passe maître) pour accéder à la base de données.

Les extras intéressants comprennent la synchronisation pour tous vos dispositifs et des mots de passe uniques pour le cryptage, ainsi que des sauvegardes locales, une protection anti-phishing et même une authentification à deux facteurs.

Si un stockage plus efficace et plus sûr de vos mots de passe vous intéresse mais que vous ne savez pas quel logiciel utiliser, nous vous invitons à jeter un œil aux meilleurs gestionnaires de mots de passe du marché.

Penser aux mesures de sécurité avancées actuellement en place (le cas échéant).

Si vos comptes ou gestionnaires de mots de passe sont protégés par des clés de cryptage ou une authentification à deux facteurs, les mandataires que vous choisirez risquent d’être dans l’impossibilité d’y accéder sans instructions.

Pour éviter ce type de situation, recherchez les mesures de sécurité actuellement activées. Notez-les et expliquez clairement la marche à suivre pour y accéder.

En cas de cryptage, vous devrez fournir des clés d’accès. Les entreprises de services sur le cloud (et autres fournisseurs de stockage crypté) ne seront généralement pas en mesure d’aider vos amis ou proches si vous ne leur avez pas communiqué les clés d’accès, car vous êtes le seul à les connaître. Cela risque d’entraîner la perte définitive de vos données cryptées.

En ce qui concerne l’authentification à deux facteurs, envisagez d’utiliser des clés de sécurité USB au lieu des traditionnelles notifications par SMS. C’est une option relativement récente, mais qui s’avère déjà bien plus sécurisée que les textos.

Google et Twitter ont déjà ajouté la prise en charge des clés USB dans leur authentification à deux facteurs, et d’autres plates-formes suivront certainement.

Si vous utilisez des clés de cryptage ou authentificateurs USB, vos données confidentielles sont bien plus sécurisées. Toutefois, vous devez prendre vos responsabilités concernant leur stockage.

En effet, les mandataires choisis accèderont bien plus facilement à vos actifs numériques s’ils ont ces clés à portée de main à votre mort. Malheureusement, si elles sont trop bien cachées, l’accès à ces mesures de sécurité risque d’être impossible. Nous vous conseillons donc de garder cela à l’esprit.

Il va sans dire que vos clés de sécurité doivent être conservées dans un endroit sûr, de préférence avec tous les autres documents relatifs à votre mort numérique.

Envisager une aide professionnelle.

Si vous vous sentez dépassé par toutes ces informations ou que vous avez du mal à vous organiser, vous pouvez toujours faire appel à des experts, par exemple un avocat ou un service Web, voire les deux.

C’est une chose de consulter un avocat concernant la documentation et la stratégie à adopter, et c’en est une autre de lui transmettre des informations extrêmement confidentielles. Par conséquent, nous vous conseillons vivement de bien vous renseigner avant de faire appel à une aide externe !

En effet, les faux « avocats » ou services suspects profitant des personnes vulnérables qui n’ont pas conscience de leur sécurité numérique foisonnent. C’est une autre raison pour laquelle il est important de vous renseigner sur les droits de vos actifs numériques. Plus vous êtes préparé, moins vous risquerez de vous faire avoir.

3. Communiquer

Vous avez identifié vos biens numériques, dressé une liste et abordé toutes les questions importantes relatives à la sécurité et aux autorisations ? Il est maintenant temps de réfléchir aux instructions.

La communication est une partie cruciale de la préparation de votre mort numérique. À ce stade, vous êtes probablement très bien renseigné sur le sujet et vous en comprenez parfaitement les tenants et les aboutissants.

Toutefois, ne présumez pas qu’il en est de même pour les personnes que vous avez choisies comme légataires et exécuteurs. En effet, elles ne sont peut-être pas au même niveau que vous, en particulier si la technologie n’est pas l’un de leurs points forts.

Vous devrez donc créer un guide pour bien préparer vos amis et proches de confiance.

Ainsi, vous aiderez vos êtres chers lorsqu’ils en auront le plus besoin en leur indiquant clairement les étapes à suivre et en regroupant les informations importantes en un seul endroit. Cela leur évitera du stress supplémentaire et une logistique dont ils pourraient bien se passer. Vous leur rendez service en les aidant à préserver votre mémoire.

Le guide devra être facile à suivre, avec des explications simples. Pas besoin de langage technique complexe. Les étapes devront être claires, et les informations nécessaires facilement disponibles. Dans le cas contraire, vous devrez indiquer clairement où les trouver, ainsi que tous les détails supplémentaires requis pour un accès facile.

Si vous confiez les différents aspects de votre identité numérique à des personnes différentes, envisagez de créer des guides personnalisés.

Par exemple, si vous savez que votre conjoint se débrouille bien en informatique, vous pouvez lui fournir des explications un peu plus poussées. Cependant, dans tous les cas, essayez de présenter les informations de manière concise.

Juste au cas où, prévoyez plusieurs exemplaires du/des guide(s). Conservez-les tous au même endroit, de préférence avec d’autres documents relatifs à votre mort numérique.

Petit conseil : évitez de conserver ces documents chez vous. Même si vous avez un coffre-fort et que vous faites preuve de prudence, le risque de cambriolage n’est jamais exclu. Si possible, optez pour un coffre-fort dans une banque ou un service de stockage sécurisé sur le cloud.

4. Faire ses adieux numériques

Vous avez travaillé d’arrache-pied pour organiser vos actifs numériques, mettre à jour votre liste de mots de passe, rédiger votre testament et laisser des instructions à vos êtres chers.

Et nous vous en félicitons ! Vous êtes maintenant prêt pour votre mort numérique. Toutefois, il y a encore une petite chose que vous pouvez faire.

À mesure que le monde évolue vers le numérique, notre réseau d’amis et de connaissances se développe. Et comme dans le monde réel, ces relations peuvent prendre de l’importance. Le deuil numérique d’un être cher est tout aussi triste et douloureux, mais il procure également un certain réconfort aux vivants.

C’est pourquoi, au fil des ans, de nombreuses applis et services ont été créés pour vous permettre de pré-enregistrer un message d’adieu qui sera publié lorsque votre heure sera venue. Certains vous offrent même la possibilité d’envoyer des salutations et vœux pour les occasions spéciales.

Si vous souhaitez dire adieu aux personnes de votre entourage virtuel qui comptent pour vous, l’un de ces sites peut vous aider :

  • SafeBeyond vous permet de créer et programmer des futurs messages pour vos êtres chers et futurs descendants. Vous pouvez envoyer des messages vidéo, audio ou écrits pour des événements importants tels que des anniversaires, etc.
  • GoneNotGone est un autre site permettant d’envoyer des messages à vos amis et proches après votre mort. Vous pouvez également préparer des vœux d’anniversaire, réciter des comptines ou simplement faire part de vos pensées.
  • MiLegacy propose un site Web et une appli qui vous permettent de raconter votre histoire. La fonctionnalité « classeur » conserve les principales réalisations de votre vie. Une alternative sympa si vous souhaitez laisser autre chose que des messages ou vidéos.
  • AfterNote peut enregistrer vos dernières volontés, ce qui peut être utile pour gérer votre patrimoine numérique. Vous pouvez également laisser des messages à vos êtres chers, créer une chronologie de souvenirs mémorables et même associer des mandataires à votre compte afin que vos informations puissent être consultées après votre départ.

Bien sûr, la décision de faire vos « adieux numériques » vous revient. Une chose est sûre : ces messages sont parfois suffisamment puissants pour adoucir un peu le processus de deuil.

Derniers mots

Certes, personne n’aime y penser ou l’évoquer, mais la mort numérique est un sujet sérieux qui mérite plus d’attention. Plus important encore, nous nous devons, à nous-même et à nos proches, de nous préparer au pire, même si nous n’avons aucune intention de quitter ce monde de sitôt.

La planification de la mort numérique est-elle complexe ? Oui. S’agit-il d’un processus long et fastidieux ? Parfois. Cela mérite-t-il d’y investir du temps et des efforts ? Absolument.

Chez vpnMentor, nous espérons sincèrement que ce guide vous aidera à mieux saisir les aspects importants de la mort numérique et à faire vos premiers pas vers la prise en charge de votre « reflet numérique ». Nous vous félicitions pour ce choix responsable et vous souhaitons bonne chance !

Si ce guide vous a paru utile, n’hésitez pas à le partager pour aider d’autres personnes à se familiariser avec la mort numérique et savoir comment s’y préparer.

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The social media giants are becoming digital graveyards

The social media giants are becoming digital graveyards

The social media giants are becoming digital graveyards

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In the final weeks of 2019, Twitter announced an imminent cull of inactive accounts.

Desultory users risked losing their Twitter handles and having to start building their social media presence all over again.

But there was another implication: inactivity might also mean that the person behind the profile is no longer alive.

Bereaved people reacted badly. Those who had log-in details or device access rushed to post tweets that would preserve the profiles, their messages materialising on deceased people’s feeds like voices from beyond the grave.

Not everyone could do this, though. “I don’t have my dad’s log-in,” Drew Olanoff lamented in an article on TechCrunch. “I can’t ‘wake up’ his account to keep it safe.”

Twitter back-pedalled just a day later, saying that it hadn’t anticipated the impact on the bereaved. But the emotional significance of such digital remains shouldn’t be news to anyone in Silicon Valley.

Back in 2013 Google instituted an Inactive Account Manager, and Facebook followed suit with Legacy Contact the next year, allowing users to appoint a kind of digital executor. Facebook used to delete profiles upon death but changed its policy based on user feedback following the Virginia Tech massacre in 2007. Instagram memorialises accounts now too, and Twitter appears set to do the same.

Social media companies didn’t mean to become digital cemeteries — they exist to connect living users, sell them things, and profit from their data. But 100 per cent of social media users will eventually die, and there are no virtual worms to nibble away all trace of our online lives: the email accounts, search histories, comments, posts, message threads, GPS tracking, and health data.

According to scholars at the Oxford Internet Institute, digitally stored information grows four times faster than the world economy, and the fact that this data glut includes millions of online ghosts is an increasing issue for the companies that house them.

Facebook may be an empire of social media now but it will eventually become the empire of death: the digital remains of 4.9bn people may be “buried” there by the end of the century, far outnumbering living users.

The big dog of social media companies isn’t the only one with problems. Innumerable businesses hoover up data without considering the end from the beginning, and most lack fit-for-purpose systems governing how to handle the data of the deceased.

They aren’t helped by lack of guidance. Unhelpfully, GDPR kicked the can down the road. In this regulatory void, companies can do whatever they want, often developing policy reactively and hastily, usually in the wake of PR problems like Twitter’s gaffe last year.

The existence of these persistent digital legacies means that we carry our lost loved ones with us, in the palms of our hands. Our smartphones serve as both amusement parks and cemeteries.

Contrary to popular misconceptions about grief, maintaining a connection with those gone before is generally neither abnormal nor unhealthy, and continuing bonds with people’s digital legacies is common. Now that we write few letters and print few photos, our memorabilia tend to be stored as binary code and mediated by service providers.

People may be outraged when digital remains disappear from online platforms, but of course they surrendered control over this eventuality long ago, when they agreed to the T&Cs which they probably didn’t read.

Blanket preservation, however, may not be the answer. Our digital legacies are often fully-fledged identities rather than mere footprints, and their contribution to the overheating of the world’s servers is not the only issue — they are also brimming with personally identifiable and often sensitive information.

Companies can currently monetise or otherwise exploit the data of the dead, analysing it for market insights, using it to train artificial intelligence models, or holding onto it to retain living users who are loath to desert the lost loved ones that still reside on the platform in digital form.

In its October report, the Data Ethics Commission in Germany recommended that service providers be obliged to handle the data of the deceased appropriately, that quality assurance standards be set for digital estate planning services, and that post-mortem data protections be instituted by the state. What this will look like in practice, in Germany and elsewhere, is all to play for.

If the concept of “digital estate planning services” sounds unfamiliar, you’re not alone, but it’s time we get acquainted with the idea. Until recently, we had no more need of it than the dead had need of privacy, but the worm has turned.

It should be our testamentary right to dispose of a lifetime’s corpus of highly personal digital information as we see fit, but seizing back control may be harder than we think, and it may not happen without first breaking up the big tech companies that have succeeded the medical establishment and funeral industry as the new masters of death.

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What happens to our online identities when we die?

What happens to our online identities when we die?

What happens to our online identities when we die?

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Hayley Atwell in the Black Mirror episode Be Right Back.

Esther Earl never meant to tweet after she died. On 25 August 2010, the 16-year-old internet vlogger died after a four-year battle with thyroid cancer. In her early teens, Esther had gained a loyal following online, where she posted about her love of Harry Potter, and her illness. Then, on 18 February 2011 – six months after her death – Esther posted a message on her Twitter account, @crazycrayon.

“It’s currently Friday, January 14 of the year 2010. just wanted to say: I seriously hope that I’m alive when this posts,” she wrote, adding an emoji of a smiling face in sunglasses. Her mother, Lori Earl from Massachusetts, tells me Esther’s online friends were “freaked out” by the tweet.

“I’d say they found her tweet jarring because it was unexpected,” she says. Earl doesn’t know which service her daughter used to schedule the tweet a year in advance, but believes it was intended for herself, not for loved ones after her death. “She hoped she would receive her own messages … [it showed] her hopes and longings to still be living, to hold on to life.”

Although Esther did not intend her tweet to be a posthumous message for her family, a host of services now encourage people to plan their online afterlives. Want to post on social media and communicate with your friends after death? There are lots of apps for that! Replika and Eternime are artificially intelligent chatbots that can imitate your speech for loved ones after you die; GoneNotGone enables you to send emails from the grave; and DeadSocial’s “goodbye tool” allows you to “tell your friends and family that you have died”. In season two, episode one of Black Mirror, a young woman recreates her dead boyfriend as an artificial intelligence – what was once the subject of a dystopian 44-minute fantasy is nearing reality.

Esther Earl at home in 2010 … before she died, she arranged for emails to be sent to her imagined future self.
Esther Earl at home in 2010 … before she died, she arranged for emails to be sent to her imagined future self. Photograph: Boston Globe via Getty Images

But although Charlie Brooker portrayed the digital afterlife as something twisted, in reality online legacies can be comforting for the bereaved. Esther Earl used a service called FutureMe to send emails to herself, stating that her parents should read them if she died. Three months after Esther’s death, her mother received one of these emails. “They were seismically powerful,” she says. “That letter made us weep, but also brought us great comfort – I think because of its intentionality, the fact that she was thinking about her future, the clarity with which she accepted who she was and who she hoped to become.”

Because of the power of Esther’s messages, Earl knows that if she were dying, she would also schedule emails for her husband and children. “I think I would be very clear about how many messages I had written and when to expect them,” she adds, noting they could cause anxiety for relatives and friends otherwise.

Yet while the terminally ill ponder their digital legacies, the majority of us do not. In November 2018, a YouGov survey found that only 7% of people want their social media accounts to remain online after they die, yet it is estimated that by 2100, there could be 4.9bn dead users on Facebook alone. Planning your digital death is not really about scheduling status updates for loved ones or building an AI avatar. In practice, it is a series of unglamorous decisions about deleting your Facebook, Twitter and Netflix accounts; protecting your email against hackers; bestowing your music library to your friends; allowing your family to download photos from your cloud; and ensuring that your online secrets remain hidden in their digital alcoves.

In Be Right Back, a young woman recreates her dead boyfriend as an artificial intelligence.
In Be Right Back, a young woman recreates her dead boyfriend as an artificial intelligence. Photograph: Channel 4

“We should think really carefully about anything we’re entrusting or storing on any digital platform,” says Dr Elaine Kasket, a psychologist and author of All the Ghosts in the Machine: Illusions of Immortality in the Digital Age. “If our digital stuff were like our material stuff, we would all look like extreme hoarders.” Kasket says it is naive to assume that our online lives die with us. In practice, your hoard of digital data can cause endless complications for loved ones, particularly when they don’t have access to your passwords.

“I cursed my father every step of the way,” says Richard, a 34-year-old engineer from Ontario who was made executor of his father’s estate four years ago. Although Richard’s father left him a list of passwords, not one remained valid by the time of his death. Richard couldn’t access his father’s online government accounts, his email (to inform his contacts about the funeral), or even log on to his computer. For privacy reasons, Microsoft refused to help Richard access his father’s computer. “Because of that experience I will never call Microsoft again,” he says.

Our devices capture so much stuff, we don’t think about the consequences for when we’re not here

Compare this with the experience of Jan-Ole Lincke, a 24-year-old pharmaceutical worker from Hamburg whose father left up-to-date passwords behind on a sheet of paper when he died two years ago. “Getting access was thankfully very easy,” says Lincke, who was able to download pictures from his father’s Google profile, shut down his email to prevent hacking, and delete credit card details from his Amazon account. “It definitely made me think about my own [digital legacy],” says Lincke, who has now written his passwords down.

Yet despite growing awareness about the data we leave behind, very few of us are doing anything about it. In 2013, a Brighton-based company called Cirrus Legacy made headlines after it began allowing people to securely leave behind passwords for a nominated loved one. Yet the Cirrus website is now defunct, and the Guardian was unable to reach its founder for comment. Clarkson Wright & Jakes Solicitors, a Kent-based law firm that offered the Cirrus service to its clients, says the option was never popular.

“We’ve been aware for quite a period now that the big issue for the next generation is digital footprints,” says Jeremy Wilson, head of the wills and estates team at CWJ. “Cirrus made sense and ticked a lot of boxes but, to be honest, not one client has taken us up on it.”

Wilson also notes that people don’t know about the laws surrounding digital assets such as the music, movies and games they have downloaded. While many of us assume we own our iTunes library or collection of PlayStation games, in fact, most digital downloads are only licensed to us, and this licence ends when we die.

What we want to do and what the law allows us to do with our digital legacy can therefore be very different things. Yet at present it is not the law that dominates our decisions about digital death. “Regulation is always really slow to keep up with technology,” says Kasket. “That means that platforms and corporations like Facebook end up writing the rules.”

Andrew Scott stars in the new Black Mirror episode Smithereens, which explores our digital dependency.
Andrew Scott stars in the new Black Mirror episode Smithereens, which explores our digital dependency. Photograph: Netflix / Black Mirror

In 2012, a 15-year-old German girl died after being hit by a subway train in Berlin. Although the girl had given her parents her online passwords, they were unable to access her Facebook account because it had been “memorialised” by the social network. Since October 2009, Facebook has allowed profiles to be transformed into “memorial pages” that exist in perpetuity. No one can then log into the account or update it, and it remains frozen as a place for loved ones to share their grief.

The girl’s parents sued Facebook for access to her account – they hoped to use it to determine whether her death was suicide. They originally lost the case, although a German court later granted the parents permission to get into her account, six years after her death.

“I find it concerning that any big tech company that hasn’t really shown itself to be the most honest, transparent or ethical organisation is writing the rulebook for how we should grieve, and making moral judgments about who should or shouldn’t have access to sensitive personal data,” says Kasket. The author is concerned with how Facebook uses the data of the dead for profit, arguing that living users keep their Facebook accounts because they don’t want to be “locked out of the cemetery” and lose access to relatives’ memorialised pages. As a psychologist, she is also concerned that Facebook is dictating our grief.

“Facebook created memorial profiles to prevent what they called ‘pain points’, like getting birthday reminders for a deceased person,” she says. “But one of the mothers I spoke to for my book was upset when her daughter’s profile was memorialised and she stopped getting these reminders. She was like, ‘This is my daughter, I gave birth to her, it’s still her birthday’.”

While Facebook users now have the option to appoint a “legacy contact” who can manage or delete their profile after death, Kasket is concerned that there are very few personalisation options when it comes to things like birthday reminders, or whether strangers can post on your wall. “The individuality and the idiosyncrasy of grief will flummox Facebook every time in its attempts to find a one-size-fits-all solution,” she says.

Pain points … should we allow loved ones to curate our legacy, or create ‘memorial pages’?
Pain points … should we allow loved ones to curate our legacy, or create ‘memorial pages’? Photograph: Yui Mok/PA

Matthew Helm, a 27-year-old technical analyst from Minnesota, says his mother’s Facebook profile compounded his grief after she died four years ago. “The first year was the most difficult,” says Helm, who felt some relatives posted about their grief on his mother’s wall in order to get attention. “In the beginning I definitely wished I could just wipe it all.” Helm hoped to delete the profile but was unable to access his mother’s account. He did not ask the tech giant to delete the profile because he didn’t want to give it his mother’s death certificate.

Conversely, Stephanie Nimmo, a 50-year-old writer from Wimbledon, embraced the chance to become her husband’s legacy contact after he died of bowel cancer in December 2015. “My husband and I shared a lot of information on Facebook. It almost became a bit of an online diary,” she says. “I didn’t want to lose that.” She is pleased people continue to post on her husband’s wall, and enjoys tagging him in posts about their children’s achievements. “I’m not being maudlin or creating a shrine, just acknowledging that their dad lived and he played a role in their lives,” she explains.

Nimmo is now passionate about encouraging people to plan their digital legacies. Her husband also left her passwords for his Reddit, Twitter, Google and online banking accounts. He also deleted Facebook messages he didn’t want his wife to see. “Even in a marriage there are certain things you wouldn’t want your other half to see because it’s private,” says Nimmo. “It worries me a little that if something happened to me, there are things I wouldn’t want my kids to see.”

When it comes to the choice between allowing relatives access to your accounts or letting a social media corporation use your data indefinitely after your death, privacy is a fundamental issue. Although the former makes us sweat, the latter is arguably more dystopian. Dr Edina Harbinja is a law lecturer at Aston University, who argues that we should all legally be entitled to postmortem privacy.

If we don’t start making decisions about our digital deaths, then someone else will be making them for us

“The deceased should have the right to control what happens to their personal data and online identities when they die,” she says, explaining that the Data Protection Act 2018 defines “personal data” as relating only to living people. Harbinja says this is problematic because rules such as the EU’s General Data Protection Regulation don’t apply to the dead, and because there are no provisions that allow us to pass on our online data in wills. “There can be many issues because we don’t know what would happen if someone is a legacy contact on Facebook, but the next of kin want access.” For example, if you decide you want your friend to delete your Facebook pictures after you die, your husband could legally challenge this. “There could be potential court cases.”

Kasket says people “don’t realise how much preparation they need to do in order to make plans that are actually able to be carried out”. It is clear that if we don’t start making decisions about our digital deaths, then someone else will be making them for us. “What one person craves is what another person is horrified about,” says Kasket.

How close are we to a Black Mirror-style digital afterlife?

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Esther Earl continued to tweet for another year after her death. Automated posts from the music website Last.fm updated her followers about the music she enjoyed. There is no way to predict the problems we will leave online when we die; Lori Earl would never have thought of revoking Last.fm’s permissions to post on her daughter’s page before she died. “We would have turned off the posts if we had been able to,” she says.

Kasket says “the fundamental message” is to think about how much you store digitally. “Our devices, without us even having to try, capture so much stuff,” she says. “We don’t think about the consequences for when we’re not here any more.”

• Black Mirror season 5 launches on Netflix on 5 June.

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I Needed to Save My Mother’s Memories. I Hacked Her Phone.

I Needed to Save My Mother’s Memories. I Hacked Her Phone.

I Needed to Save My Mother’s Memories. I Hacked Her Phone.

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Claire Merchlinsky

Several days after my mother died in a car accident, my two sisters and I sat together in her apartment, stunned and overwhelmed. High on our horrible to-do list — along with retrieving her smashed vehicle from the tow lot, making burial plans and meeting with the rabbi — was this: getting into her cellphone.

Everything we needed to get her affairs in order was on her phone. Her contacts would tell us who to reach out to about the memorial service. Her email would tell us whether she had made plans we needed to cancel. Her finance apps would tell us whether she had been paying bills electronically. And there would be personal information, too. Her texts to family and friends. Her notepad. Her photos. The e-book she had been reading on the flight home in the hours before the accident as she left the Tulsa International Airport.

Luckily, Mom had given me the passcode to her phone only a month before. When we felt ready, I turned on her iPhone in its pink plastic case and typed in the code.

Nothing.

I typed in the code a second time. Again, nothing. My sisters and I looked at one another. A tightness gripped my stomach as I realized that the code Mom had given me couldn’t possibly work: That code had contained four digits, and her phone was asking for six.

Six digits means one million possible combinations, and her phone would give us only 10 tries before Apple would erase all of her data. Her old passcode had been the last four digits of the phone number at our childhood home, which ended in a zero. We decided to add two zeros to the end and were so confident that we knew how Mom’s brain worked that I paused dramatically before I tapped in the final zero, certain it would work. It did not.

[As technology advances, will it continue to blur the lines between public and private? Sign up for Charlie Warzel’s limited-run newsletter to explore what’s at stake and what you can do about it.]

After that failure, my sisters and I treated every one of the remaining tries like some sort of nuclear access code. We made a few more attempts, none successful. With each failure, the phone made us wait longer between tries. Eventually we decided it was best to stop and find a different way in — the risk of permanently erasing everything was too great.

As a historian and biographer, I’ve made a career of reconstructing lives. To do that, you need information. The people I study and write about are entrepreneurs, innovators, famous and wealthy individuals. Their lives have been well documented in countless ways, including television interviews, newspaper and magazine articles, congressional testimony, patent records and the corporate archives of companies they founded. It’s relatively easy to reconstruct those lives, particularly if there are still friends and colleagues to help fill in the blanks.

Mom left no public record aside from a letter to the editor published in The Tulsa World. Instead, she had a dusty purple plastic bin she labeled “Memorabilia” with a Magic Marker. Inside were a prom program, a love letter from a boyfriend we had never heard of and hundreds of drawings, photos and notes from her grandchildren or us sisters as children. She had the photo albums she had made when we were little. A safe deposit box held her citizenship papers and other legal documents.

Nearly anything from the past 20 years existed only online, locked away behind passwords and firewalls. Notwithstanding the cards she made by gluing New Yorker cartoons onto cardstock, her written communications essentially stopped in the early 2000s, when she got an email account. She was a great texter, pouncing to be the first to respond in any group and embracing emojis with the passion of a preteenager. Her social media posts were politically passionate and at times head-scratchingly random.

I valued these public things, of course, but I also wanted more. We document our lives in two ways, one intended and one not. There are the emails we send, the photos we post and the comments we debate and wordsmith before hitting Return. And then there is the inadvertent record: the enraged first drafts, the unflattering selfies, the record of purchases at Amazon or Netflix, the digital sticky notes we had not meant to keep.

We work hard to curate the public self and rarely think about the shadow self. I knew from my own work, however, that off-the-cuff notes, old receipts, call logs and calendar entries can serve as proxies for feelings. A run of doctor’s appointments, a glut of calls to the same phone number that never picks up, the purchase of five types of acne cream or a self-help book — these are clues. When we are alive and artificial intelligence assembles these clues to hazard an eerily accurate prediction about our interests and future desires, we are horrified. But for a historian looking at the life of someone who has died, the same clues can lead to understanding.

As a daughter, my heart broke at the realization that digital records, along with the stories from those of us who loved Mom, were going to be the best way to be with her again, to learn from her again or to laugh again at her stupid jokes. But as a historian, my mind raced. If the only way to preserve her memories was to put together the pieces of her digital life, then we had to hack into her online accounts.

After a frantic hunt, my middle sister found a small pocket calendar in Mom’s desk. The back pages were filled with handwritten login IDs and passwords. I patted myself on the back for having insisted Mom record her passwords, and we sisters rejoiced … for about five minutes. At site after site, login page after login page, every attempt failed.

The only login and password combination that worked was for her Apple iCloud account, but she had protected it with two-factor authentication. We could see that her phone was receiving texts — texts from Apple containing the codes needed to get into her account — but we couldn’t unlock the phone, so we couldn’t see the code. I called a few high-powered techies I know from working at Stanford and living in Silicon Valley, but none of them could help. It seemed we would be locked out of everything.

Eventually I found a savior — a young employee at an Apple Store. I explained to him that I had Mom’s login ID (an email address) and the password for her Apple account, but I couldn’t override the two-factor authentication. He asked me to enter the login and password, and he grimaced when her locked phone lit up with the authentication code we could not see. Then his expression changed. “Let’s try her SIM card,” he said.

A phone’s SIM card is no bigger than the fingernail on your pinkie finger, but it is of vital importance. It gives your phone its unique identity, making it possible to associate the physical device with a specific mobile carrier and phone number. You can pop the card out of your phone by inserting a paper clip in the tiny hole you might have noticed on the side of your phone. Moving a SIM card from one phone to another is how most people move their phone number when they upgrade their devices.

The employee ejected the SIM card from Mom’s phone and put it in his own. His phone now had her phone number. We logged into Mom’s iCloud account again. This time we clicked the link that said we had not received the original two-factor passcode sent to the phone as a trusted device. We requested another be sent to her phone number. An instant later, his phone buzzed with the code. “O.K. to input this?” he asked. My heart pounded at the thought of this young stranger being with me when I peeked into Mom’s hidden digital life for the first time, but I nodded approval. He typed the code on the site.

Boom: We could see her Apple mail, her memos, her bookmarks and her photos. We had recovered a key to unlock her digital world.

At home, I put Mom’s SIM card into my husband’s phone so that it could receive texts sent to her number. Now, with her login ID and control over her phone number, I could impersonate her. At every website, I said that I forgot her password. The website tried to confirm her identity by texting a code to Mom’s registered phone number — and the code would go straight to my husband’s phone. Once I was logged in, I could then change both the password and the trusted phone number that would thereafter be associated with the account. Every time a page opened up with her name at the top, I felt a mix of elation and nausea.

It took hours, but I gained control of her email accounts, her Amazon account, her cable provider and the sites for her credit cards. We never did figure out the passcode to her phone, which means I will most likely never see the iMessages or other encrypted information. Otherwise, I now have access to almost all of her digital history.

After all that work to crack Mom’s accounts, I haven’t looked at them. It has been six months, but it’s still too soon. Looking through her digital life will mean remembering her before she was gone, back when I was a daughter with the luxury of being annoyed by her calls or texts, back before she or I understood in the visceral, never-going-back way I do now that it was all going to end. I haven’t even listened to the voice mail messages from her that I still have on my phone. I do know they almost all begin in the same way: with a pause and then her voice saying, “It’s just me.”

Leslie Berlin, a historian at Stanford, is the author, most recently, of “Troublemakers: Silicon Valley’s Coming of Age.”

The Times is committed to publishing a diversity of letters to the editor. We’d like to hear what you think about this or any of our articles. Here are some tips. And here’s our email: letters@nytimes.com.

Follow @privacyproject on Twitter and The New York Times Opinion Section on Facebook and Instagram.

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Twitter to delete inactive accounts within weeks

Twitter to delete inactive accounts within weeks

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PARIS, FRANCE - FEBRUARY 07: In this photo illustration the Twitter logo is displayed on the screen of an iPhone in front of a computer screen displaying a Twitter logo on February 07, 2019 in Paris, France. Twitter today posted better than expected Wall Street results over the last three months of 2018, with net profit up 28% and revenue up 4%, but the stock is falling. After losing 5 million monthly users by the end of 2018, the social network Twitter decided to stop giving figures. In its financial results for the fourth quarter of 2018, the company explains that this announcement will take effect in the second quarter of 2019. (Photo by Chesnot/Getty Images)
Coveted Twitter handles are set to become available as a result of the clear out

Twitter has unveiled plans to delete accounts which have been inactive for more than six months.

Users have until 11 December to prevent dormant accounts from being affected by the huge “clean-up”.

Coveted Twitter handles are set to become available as a result of the clear out – but there are fears that accounts belonging to people who have died could end up being erased too.

The social network says it is exploring ways to memoralise such accounts, ensuring that messages and photographs are preserved for family and friends. Facebook already offers a similar feature.

Twitter says the clear out is necessary because the owners of dormant accounts have been unable to agree to the company’s new privacy policies.

The company is also considering whether to remove the accounts of users who do log in but “don’t do anything”.

Dan Hett, whose brother Martyn was killed in the Manchester Arena terror attack, is among those concerned about Twitter’s policy.

Martyn Hett
Martyn Hett was writing ‘an important digital legacy’, his brother says

Mr Hett tweeted: “Twitter and social accounts can and do become vital when someone checks out, especially when it’s unexpected like in the case of @martynhett.

“He didn’t know he was writing an important digital legacy in his throwaway tweets, but now we have it we mustn’t lose it.

“There are archival services that will scrape all the content, but this isn’t enough.

“The idea that one day you could tag @martynhett and have nothing appear, or worse someone else who’s taken the handle, is not the one.”